Quand, mais QUAND ?

Quand allons-nous enfin nous rendre compte que nous nous faisons manipuler ?

Que faut-il pour que nous prenions conscience que nous n’avons pas la vie que nous méritons ?

Qui doit se battre pour ceux qui ne veulent pas voir qu’ils ne sont que les rouages d’un système qui les exploite sans leur rendre ce qui leur est dû ?

Quand nous rendrons-nous compte que les médias ne font qu’appliquer une politique qui loin de nous informer nous désinforme et nous manipule ?

Qu’est-ce qu’il manque à l’homme pour qu’il se libère de l’esclavage auquel il se soumet depuis tant de temps ?

Pourtant ne sommes-nous pas équipés d’un cerveau ?

Bien entendu, même si le mode d’emploi n’est pas livré avec, même si, il convient d’apprendre à s’en servir. C’est sûr ce n’est pas seul, ou dans de rares cas, que la chose est possible.

Mais l’ego très vite fout le bordel, nous empêchant d’accepter que nous ignorons tout. De fait nous préférons nous bâtir des illusions que de voir les choses telles qu’elles sont, ce qui est trop dur, car la vérité est trop dure pour les petits esprits.

L’esprit, voilà bien le sujet de tout cela.

Qu’est-ce que c’est ? (je croirais entendre le Dalaï Lama)

Ce n’est rien, car une fois que nous avons supprimé tout ce qui attrait aux sens, il ne reste plus rien, rien que l’esprit, mais il n’est pas bien qu’existant, voilà la mise en abîme de la vacuité.

Nous ne sommes que des esprits perdus dans un monde qui les dépasse.

Alors plutôt que d’appréhender cet univers tel qu’il se présente, l’étudier, l’apprendre, le connaître, l’aimer, nous n’avons de cesse de vouloir imposer une vision d’un monde issu en directe ligne de nos névroses et psychoses les plus perverses.

Belle évolution mon cher Charles.

Quelle évolution ?

Voilà des milliers d’années que nous vivons une servitude volontaire sans avoir un équitable retour de notre participation et de notre investissement en tant qu’individu.

L’ego, encore lui, a échafaudé une théorie qui veut qu’une minorité d’individus vivent sur le dos de la majorité. C’est le Capitalisme. De fait les rois, empereurs, papes, présidents, ne sont rien d’autre que les séquelles d’un système féodal qui n’a pas changé d’un pouce, mais n’a fait que s’adapter au cours du temps.

Pour relativiser, voyons les hiérarchies, pour les plus primitives et anciennes comme celle du

Vatican il y a un structure pyramidale claire, pour celles plus évoluées comme celles de nos entreprises, la structure est plus complexe mais le schéma pyramidal est également employé.

Or qui est au sommet de la Pyramide (mis à part l’œil divin des billets de 1$) ?

Nous savons qui est à la base, nous.

Donc qui est l’œil au sommet de la pyramide, Dieu, le Grand Architecte Maçonnique alors ?

Dans ce cas nous avons affaire à une entité physique, vivante car elle réagit à ce qu’elle voit, mais qui peut vivre assez longtemps pour voir son œuvre s’accomplir quand celle-ci réclame des décennies pour le faire ?

Un esprit supérieur et suprême ?

Il est évident que durant l’histoire de l’humanité, les seules fois où celle-ci s’est améliorée ce fut sous les dictatures éclairées qui l’ont émaillée.

Sommes-nous donc sous une dictature éclairée qui verra son œuvre s’accomplir sur des décennies, ce qui expliquerait la lenteur des réformes, des changements, des révélations. Oui car on nous cache tout, on nous dit rien.

Mais quel est le plan ?

Parce que franchement ça merde grave là !!

Aujourd’hui nous vivons sur une planète qui ne connaît plus de frontières, que ce soit climatique ou politique, et encore moins économique.

Pourquoi nous faire croire que les États-Nations sont encore utiles, et en quoi ?

Nous voyons bien en France actuellement, avec notre président, que la politique ne fait que suivre un chemin établis par les financiers et les industriels sans que l’aspect social ne soit pris en compte.

Tout simplement parce que les politiques grappillent ce qu’ils peuvent tant qu’ils sont au pouvoir après une vie de léchage de bottes et de mensonges hypocrites. Le but d’un homme politique aujourd’hui n’est plus de s’occuper du peuple qui l’a élu, mal lui en a pris, mais de préserver les intérêts qu’il a su tirer de sa carrière de menteur et d’hypocrite, tendant la main pour aider son prochain mais ne faisant rien pour lui une fois que celui-ci répond à ses propositions.

Je pense que les gens en ont marre, mais pas encore suffisamment, comme on dit en psycho, il faut en avoir marre d’en avoir marre pour parvenir à passer à l’acte. Ce qui n’est pas pour tout de suite, le pouvoir s’assurant qu’il y aura des périodes d’espoirs entre les diverses restrictions et contritions imposées pour que la masse s’assagisse quelque peu et reparte pour un tour.

Je digresse beaucoup dans mes mots, dans mes propos, mais l’idée maîtresse est toujours là, l’esprit, et notre capacité à nous indigner.

Récemment Stéphane Hessel s’indignait, et lançait une vraie vague internationale de prise de conscience. Mais qu’est-il advenu à tous ces indignés d’hier après les flagrants états de faillite de divers États ? Ont-ils gardé le même état d’esprit outré qu’ils avaient alors sur la place Tahrir ou Plaça Real ? Aujourd’hui nous sommes passés à la récession, nous ne sommes plus en mesure de rembourser notre dettes, c’est à dire que bosser ne sert plus à rien car nous gagnerons moins chaque jour.

Le fait de bosser contrairement à ce qu’on croit ne crée pas de richesse, mais l’anime, c’est à dire que tout étant chiffré sur un ordinateur dans un comptoir boursier quelconque, le travail n’est que le levier de la finance, il n’est plus producteur de richesse. C’est la raison pour laquelle la virtualisation de l’économie et des secteurs industriels est une aubaine, car c’est un énorme levier comme le démontre l’ascension fulgurante de Facebook ou la valeur d’Apple.

Donc ce n’est pas parce que des chinois fabriquent des iPhones pour un bol de riz quotidien que la marque à la pomme se porte mieux, mais parce que des occidentaux et des nantis (ceux qui ont du fric en somme) demandent un confort qu’ils n’imaginent pas partager avec les petites mains asiatiques qui ont assemblé leurs jouets.

Ce n’est plus l’offre qui contrôle le monde c’est la demande, car il est plus facile de contrôler la demande que l’offre. Ainsi on nous manipule quotidiennement à consommer tel ou tel produit pour que l’économie aille dans tel ou tel sens, qu’elle rapporte tant et tant à tel ou tel dont on ne connaîtra jamais le nom (joie de la société anonyme) et qui détient pour peu la plupart des entreprises cotées, parce que ce qu’on gagne avec l’une nous permet d’investir dans l’autre, de fait les groupes sont devenus des géants qui veulent contrôler une demande individuelle qui ne dépend pas de l’individu mais du stock de produits qu’ils ont à écouler.

Nous n’avons jamais cela à l’esprit quand nous nous levons le matin, pas tous j’espère.

Pourtant c’est une réalité, le monde dans lequel on vit, que l’on a contribué à créer, comme dit Queen dans la chanson Is This The World We Created.

Nous sommes responsables de la réalité quotidienne qui est notre présent, notre futur, et plutôt que d’assumer cette responsabilité individuellement on se décharge sur des bouffons élus par leurs pairs pour raconter ce que nous voulons entendre, rien de plus. Comme si on pouvait se décharger de ce type de responsabilité.

Une simple question, vous sortez vos poubelles et pour ceux qui ont un jardin vous avez votre coin à compost ? Alors pourquoi comptez-vous sur les autres pour vous occuper de vos merdes, comme si vous n’étiez pas responsables, comme si nous n’étions pas impliqués à 100% dans ce que nous vivons, à tous les niveaux, individuel, local, régional, national, international, mondial.

Je ne vais pas me répéter mais nous savons tous plus ou moins que la Terre est ronde et que de l’espace on ne voit aucune frontière, elles ne sont là que pour rappeler des allégeances féodales ancestrales qui ne devraient plus avoir cour, enfin il me semble que les maîtres du monde (bonjour Goldmann Sachs) sont aussi emmerdés que nous par la gastro (et avec les culs qu’ils lèchent ça doit fleurir bon).

Pourquoi, alors que nous avons atteint un niveau culturel nous permettant de passer outre toutes les considérations nationalistes, ethniques même, qui pourraient être exposées, et pourtant nous laissons faire, nous ne nous instruisons pas et un esprit obtus est obscur et va s’orienter vers la violence plus que vers le dialogue et l’échange.

L’esprit, encore lui, toujours lui.

Ce que je vois c’est qu’il en manque beaucoup à trop de monde pour que les chances d’évolution positive soit envisageable dans un avenir proche, aussi il faut s’attendre à de gros problèmes dans les années à venir. Personnellement j’en ai plus rien à foutre, tout ça m’indiffère définitivement. Je suis malade, je ne parviens pas à vivre sous ce système, j’ai le sentiment de ne pas exister, de ne pas vivre, de n’être qu’un pale reflet de ce que j’aurais pu être, et ne serai jamais.

Tous ces mots pour exprimer ma colère, ma tristesse, mon désarroi face à ce que je traverse mais dont je ne parlerai pas, oui, j’suis comme ça j’ai ma pudeur 🙂

Merci

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