Mais dans quel monde vit-on Louis ?

Je ne comprends pas tout, mais je dois être aussi débile que la majorité de la population.

J’ai le sentiment de vivre dans un monde de débiles.

Le sentiment sincère d’être entouré d’individus qui ne se servent pas de leur cerveau.

J’en arrive à me demander pourquoi ils sont équipés, quelle en est l’utilité qu’ils en ont ?

Je ne supporte plus ce que je suis parce que j’ai le sentiment d’être en total décalage avec mes contemporains, quand je vois l’absurdité de ce monde, l’aberration dans laquelle on vit, enfin, dans laquelle on subsiste, parce que la vie c’est profiter de ce que le monde a à offrir, et nous sommes loin de cet état de fait. Nous passons tout notre temps à payer une dette envers une élite qui n’a que faire de notre condition, qui se complait à manipuler la masse, la laisser ignorante pour pouvoir l’exploiter à souhait.

Je vais demander l’internement psychiatrique parce que je ne veux plus participer de ce monde, de ce système qui veut que les individus se plient à des aspirations qui ne sont pas naturelles, à des devenirs qui ne sont qu’illusions.

L’humanité a donné naissance à des individus qui ont tiré vers le haut les pensées que nous pouvions avoir, qui ont apporté la lumière dans l’obscurité de notre esprit, qui ont partagé leur connaissances, leur savoir avec la multitude ignorante, et qu’a fait cette masse, elle les a rejeté, marginalisé, avec l’aide des Puissants et des medias à la solde de ces tyrans, en ont fait des exceptions alors qu’ils auraient dû être la règle.

Je vis dans un monde de débiles, où les individus ne pensent pas par eux-mêmes, par peur de prendre conscience de leur petitesse, de leur mesquinerie, de leur hypocrisie, de leur lâcheté surtout à devoir affronter un monde dans lequel ils doivent s’investir pour l’améliorer alors qu’ils ne font que le détériorer au profit d’une minorité élitiste dirigeante qui n’a que faire des conditions désastreuses que nous créons et que nous subissons.

Je vais peut-être même mettre un terme à mes souffrances en me suicidant, car je ne crois pas pouvoir supporter non plus d’être un légume dans un système hospitalier qui ne cherche plus que rendement et productivité.

Je suis las d’un monde où l’humain et les valeurs que nous avons défendues durant des siècles sont floués et foulées au sol. Je suis fatigué d’être conscient que nous n’allons nulle part, que l’humanité court à sa perte en suivant les directives de ces individus que nous avons alimenté de nos vies durant des siècles. Je suis saturé par la bêtise qui règne dans ce monde, où les individus ignorants préfèrent se cacher derrière des excuses absconses pour ne pas assumer leur responsabilité, qui mettent en place du pouvoir des parasites qui ne défendront que leurs intérêts personnels et privés, aidés par ceux-là même que nous voulons combattre.

Je n’ai pas encore le courage, la force du désespoir de mettre un terme à ma vie, je dois être aussi lâche que la majorité silencieuse qui m’entoure, et je l’avoue, j’espère.

J’espère qu’un cataclysme à l’échelle mondiale se déclenche pour que la majorité prenne conscience de son unité, malgré nos différences, de langue, de société, de culture, de spiritualité, nous avons tous les mêmes attentes, les mêmes aspirations, nous ne souhaitons en vérité qu’une chose, la paix. La paix de l’âme, de l’esprit, du corps, dans la vie, tout ce que nous voulons c’est pouvoir profiter de ce que le monde a à offrir de meilleur, mais nous ne voulons pas nous impliquer, par peur de voir nos efforts effectués en vain.

Pendant longtemps j’étais plein de colère, de haine même, mais j’ai compris que c’était contre moi que ces sentiments étaient dirigés, que c’était par lâcheté, celle de m’investir dans un combat que je trouve vain que je me détestais, je me déteste encore, bien plus parce que je sais et je suis aussi impuissant que le nouveau-né qui sera manipulé par des parents ignorants de la valeur intrinsèque qu’il recèle, valeur d’un avenir meilleur, d’un monde uni.

Car voilà tout le problème, la division des individus, leur sectarisation en groupuscules plus extrémistes les uns que les autres. Pourtant nous voulons tous la même chose, nous sommes sur un caillou dans l’espace depuis plusieurs millions d’années, nous avons vécu des civilisations qui se sont écroulées parce qu’elles n’ont pas su exprimer à ceux qu’elles rencontraient, qui ne parlaient pas la même langue qu’elles, qui n’avaient pas les mêmes croyances qu’elles, qu’en fait le but était commun, le point de vue ne faisant que différer.

Aujourd’hui je suis fatigué, j’en ai marre de moi, de cette conscience que j’ai que ce n’est pas encore demain que l’humanité verra l’unité qu’elle représente se former et devenir une force pour l’avenir.

Aujourd’hui je suis las d’être, de survivre dans un monde où, bien que la différence soit une richesse on en fait un obstacle, une contrariété, une raison pour s’opposer, au lieu de mettre en évidence ce que ces différences ont à nous apporter, pour nous rendre meilleurs, pour nous permettre d’avancer.

J’ai pris la décision de ne plus faire partie de cette société, je vais peut-être fuir, aller finir mes jours dans un champ d’Inde, car je ne veux plus de cette civilisation qui divise les individus alors que nous sommes tous humains, du moins ceux qui reconnaissent en eux cette étincelle divine qui nous anime et nous permet d’espérer.

Hélas je n’ai pas les moyens de le faire, pas la possibilité de fuir, et c’est ce qui m’étreint, ce qui me freine et éteint en moi tout espoir de continuité.

Je sais pourtant qu’il y a parmi nous des individus qui sont prêts à se battre, à dire non à la bêtise, à la débilité qui anime cette société, où laisser les êtres dans l’ignorance rapporte plus que les instruire et les libérer de l’obscurité de croyances primitives et archaïques dans un système pyramidal qui n’a plus de raison d’être.

Demain je serais peut-être encore là, je ne sais pas, je ne me projette plus loin que la journée que je vis, car la souffrance qui est en mon cœur est telle que je ne sais si je vais encore supporter longtemps ce que je suis.

Qu’est-ce que je suis ? Je n’en sais rien, enfin pas grand-chose, je suis un individu avec un rêve dont il sait qu’il peut devenir une réalité, un aboutissement pour tous et chacun, je suis un rêveur conscient, je suis un sage totalement fou, car je ne crois pas ce que cette société nous enseigne, que nous devons être des esclaves soumis pour permettre à nos maître de vivre ce que jamais nous n’aurons l’occasion de contempler sinon à la télé.

Je vous demande une seule chose, d’apprendre autant de choses que vous les pouvez, de réfléchir ce que vous avez acquis pour savoir si vous agissez correctement, dans le sens d’une humanité saine ou celui d’une société malade.

Nous sommes le monde, c’est ce que nous faisons qui forge notre devenir, il n’y a pas de destin, pas de fatalité, il n’y a que nos choix et nos responsabilités, nous devons, nous nous devons de les assumer dussions-nous souffrir physiquement pour que nos idées soient une réalité et pas seulement un rêve castré.

Tous ces mots ne sont que l’expression de ma peur, de l’ignorance que je subie quant à mon devenir, car je ne vois pas d’issue à mon existence, je ne vois que ma fin, et même si je ne suis pas d’accord avec vos idées, je suis prêt à mourir pour que vous puissiez les exprimer, je ne veux simplement pas en arriver là.

Je n’ai pas fini de dire ce qui me fait souffrir mais je ne vais pas aller plus loin aujourd’hui, les larmes m’empêchent de voir ce que j’écris.

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