50ème anniversaire

Salut à toutes et tous…

Voilà 50 ans aujourd’hui j’arrivais en France…

Né au Portugal en 1966 dans une famille de prolétaires, même si mon père était ingénieur pétrochimiste, et ma mère couturière, à leur arrivée en France ils ont du revoir à la baisse leurs activités professionnelles et c’est ainsi que mon père s’est retrouvé soudeur, quant à ma mère elle n’a pas eu le choix que de se retrouver dans un premier temps mère au foyer avant de retrouver un poste de couturière par la force des choses.

Pour moi les choses ont été plus simples, trop simples…

Quand en 1965 mes parents décident de quitter le Portugal de Salazar c’est à la fois par refus des idéaux fascistes de ce dirigeant, mais aussi parce que mon père, filleul du rédacteur de la circulaire interdisant le port de l’Étoile Jaune au Portugal durant la guerre, était stigmatisé par les fachos aux pouvoir. Aussi c’est en qualité de réfugié politique qu’il a pu immigré dans ce pays en ayant la possibilité de faire venir sa famille ultérieurement. C’est ainsi qu’en 1967 ils décidèrent de partir du Portugal pour de nouveaux horizons. La France mais aussi l’Australie s’ouvraient à eux, mais en raison de mon jeune âge, je n’aurais pas survécu au trajet en bateau jusqu’à Sydney et c’est ainsi qu’ils choisirent la France et plus spécialement Toulouse où certains de leurs amis, et connaissances avaient élus domicile.

Mon père vint donc préparer la venue de sa famille, en trouvant à la fois un travail mais aussi un logement.

Bien qu’ayant été ingénieur pétrochimiste il se résolu par nécessité à changer de métier et accepta celui qu’on lui proposait, soudeur (oui il y avait assez de maçons et carreleurs portugais pour augmenter leur nombre croissant – cliché gratuit).

Ainsi donc le voilà soudeur à l’usine AZF de sinistre mémoire, avec un contrat de gardiennage pour ma mère lui permettant ainsi de venir, sous couvert, car il était alors difficile de quitter le pays.

Le 16 mai 1968, à 6:30 (heure indiquée sur le passeport de ma mère) nous arrivions en France, elle, ma sœur et moi-même (qui, ne supportant pas le voyage m’étais laissé allé à vider mes intestins en une magnifique diarrhée) de fait, quand le train arriva en gare de Toulouse Matabiau, terminus gréviste, c’est avec soulagement que nous foulions le sol de notre nouvelle maison.

Bien entendu tout cela je le dois au récit de mes parents qui nous ont bien rappelé combien nous avions eu de la chance, alors, de pouvoir trouver en France une terre d’accueil.

Mon enfance dès lors fut heureuse, je dois le reconnaître.

Nous logions rue Elvire à Toulouse, et l’école de quartier était alors l’école annexe à l’école normale (oui je sais ça n’existe plus tout ça) avec pour enseignant les “super instits”, chargés de former les futurs instituteurs et institutrices, recevant ainsi un enseignement plus que riche.

Voilà donc 50 ans de passés…

Quand je repense à toutes ces années, à ce que mes parents ont fui, à ce qu’ils ont trouvé, à la chance que j’ai eu, je ne peux qu’être nostalgique, et parfois en pleurer de regrets…

Quand je pense à toutes ces personnes réfugiées, quelle qu’en soit la raison, qui pensent trouver, comme mes parents alors asile en ce pays dont l’aura culturelle fut un exemple pour le Monde, je ne peux qu’être triste, vraiment triste, car elles se retrouvent dans un pays qui est devenu, en quelque sorte, celui que mes parents ont fui.

Aujourd’hui la France est une dictature qui ne dit pas son nom, un pays où on enferme les enfants qui ont eu la chance de survivre à des guerres, à des maladies, à des privations telles qu’aucun français n’a et ne connaîtra jamais.

Aujourd’hui la France est un pays où les dirigeants, élus à moins de 18% des électeurs actifs de la Nation, imposent une politique fasciste à la totalité du peuple, socialement, économiquement, culturellement.

Aujourd’hui la France est un pays dont j’ai honte, non pas du peuple, même si sa mansuétude est telle qu’il a permis l’accès au pouvoir de ces marionnettes animées par les multinationales financières et industrielles, mais bien de ce que ce peuple laisse perpétrer en son nom alors qu’il fut porteur de l’émancipation d’une Nation opprimée et exploitée.

J’aimerais ne pas mourir avant d’avoir vu la France retrouver sa gloire culturelle et sociale, voire économique, voir les individus partager entre eux leurs idées, toutes différentes, dialoguer entre eux de leurs religions, toutes différentes, construire ensemble un futur où les enfants seront fiers d’être partie prenante d’une Nation ouverte et sage, mais j’ai bien peur que ce rêve n’arrive pas et que je sois contraint de laisser s’échapper mon dernier souffle dans une dictature fasciste où seul la finance dictera le comportement de chacun, où seuls les médias permis par le pouvoir distilleront une information manipulée par le pouvoir, où l’éducation sera conditionnée aux volontés perverses de distinction de chacun.

J’ai tant à dire qu’il serait absurde que je continue à vouloir exprimer ce qu’un enfant (car je le suis toujours) rêve de voir se réaliser pour son prochain, car il est moi-même au-delà de mon corps.

Alors si j’ai un message à passer, une idée à communiquer, je ne dirai que ceci…

Nous sommes le Peuple Français, uni et indivisible, détenteur d’une histoire millénaire, d’une culture riche et internationalement reconnue et appréciée, d’un savoir faire précieux qu’il serait sage de communiquer et d’enseigner afin que tous soyons libre de l’exercer, quel que soit notre désir de réalisation, alors s’il vous plaît, ami-es, frères et sœurs, parents, ne laissez pas ce pays sombrer dans l’obscurantisme que votre ignorance crasse laisse présager, ouvrez les yeux, levez vous et défendez le droit de chacun à apprécier à sa juste valeur la richesse de notre contrée.

S’il vous plaît, ne laissez pas mon cœur saigner de tristesse face à ce que nous n’osons pas combattre, notre lâcheté…

Petit Moral…

Ça a dû arriver à chacun d’entre-nous, un jour, une nuit, quelque part dans notre vie, on se sent moins gai, on se sent plus meurtri, on est moins souriant, on a envie d’envoyer chier tout le monde…

Ben ça m’arrive en ce moment, mais comme je suis dans l’auto-analyse permanente, j’ai une peur irrationnelle de la folie, je pense savoir d’où peut provenir ce manque de motivation, cette chute dans la déprime pour ne pas dire dépression…

Pour ceux qui lisent ces lignes, vous savez que je suis participant de “La Formation Qui Ne Dit Pas Son Nom” et sincèrement je pense que mon état d’esprit actuel est fonction en partie de cette situation.

Celles et ceux qui m’ont rencontré, celles et ceux qui me connaissent, savent que je ne suis pas une prime jeunesse et que ma bosse a plus que roulée. Aussi après des années d’errance, des années de souffrance, j’ai pris une décision. C’était il y a quatre ans, déjà, j’ai cru perdre la raison, celle qui nous pousse à avancer, celle qui nous permet à la vue d’une fleur de nous émerveiller, j’ai décidé de vivre, de ne plus renoncer, de ne plus me soumettre comme j’avais pu le faire durant des décennies pour tenter de m’intégrer dans cette société malade, et je rejoins Jiddu Krishnamurti quand il dit “Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade”, pourtant j’ai cherché à le faire, et là aussi j’en connais la cause sinon la raison.

J’avoue que je me livre dans ce billet bien plus que je ne devrais, peut-être, mais en vérité, je n’en ai cure, car je n’ai rien à cacher, n’en déplaise à Jérémie Zimmermann, ou plutôt je ne veux rien cacher de ce que je suis, de ce que j’ai été, pour pouvoir continuer à être sans avoir honte de ce que je suis.

Ainsi donc il y a quatre ans bientôt je me suis fait une promesse, j’ai fait un vœu, je ne me cacherai plus derrière un masque de sociabilité pour avoir à avancer. Bien entendu pour certains cela peut être une déclaration de suicide social, mais je n’en suis pas à mon coup d’essai.

Me voilà alors à dire la vérité, sur moi, mon passé, qui et ce que je suis. Je me fous royalement ce que les unes, les uns, les autres même, peuvent penser, car je suis ce que je suis, à l’instar de la chanson de Gloria Gaynor (que j’affectionne particulièrement, pas la seule de ses chansons qui fait battre mon cœur plus fort et humidifie mes yeux en les écoutant).

En ce moment je m’interroge, me remets en question, ai peur pour mon avenir, et ai beaucoup de mal à ne pas montrer ma faiblesse au quotidien, mais je le dois, d’abord à ma blonde (j’aime l’appeler ainsi car elle l’est, malgré les ravages d’une chimiothérapie consécutive à l’ablation d’une tumeur maligne en septembre dernier, mais aussi car pour nos cousins québécois, cela désigne son amoureuse), et surtout à moi-même eu égard à cette promesse, à ce vœu que j’ai formulé il y a des années… Et ce n’est pas facile, pas facile de dissimuler maladroitement cette faiblesse, cette vulnérabilité.

Pourtant je devrais me réjouir d’avoir pu intégrer cette “formation”, car j’y ai fait la rencontre de personnes, qui au-delà de ce qui nous y a amené, sont des individus d’un esprit, d’une sensibilité, dans lesquels je peux me retrouver, car je suis le plus âgé de cette session, mais pas le plus compétent à atteindre sa finalité, et ces rencontres m’ont permis à la fois de me sociabiliser, mais aussi de faire face à un nouvel univers, celui dans lequel j’ai choisi de m’inscrire pour mon avenir, si court soit-il.

En effet, avec cette promesse que je me suis faite, j’ai décidé de ne plus verser dans le milieu informatique propriétaire microsoftien qui m’a appris tant, mais m’a tant abîmé, j’y reviendrai un jour certainement, j’ai voulu revenir à mes premières amour pour l’informatique, pour cet esprit qui aujourd’hui encore anime tellement de personnes dans le monde, une discipline permettant à chacun de se libérer d’une société capitalistique imposant sa vision du travail, des sciences, des échanges, des rapports tant humains que matériels.

Alors aujourd’hui si mon moral est si bas, c’est en parti parce que je me sens seul à faire face à la fumisterie d’une entreprise ayant créé cette session de “formation” ne s’interrogeant nullement sur les participants, leur parcours, leur vécu, leurs compétences même, mais ne s’intéressant qu’au retour médiatique que son initiative aura quant à son chiffre d’affaire, principalement issu de l’exploitation du logiciel libre et de l’open-source.

Bien entendu devoir faire bonne figure auprès de ma blonde pour ne pas ajouter à sa difficulté à faire face au cancer du sein qui l’a touchée n’est pas étranger au fait que je sois fatigué, et la fatigue induite par cette épreuve partagée, cumulée à la fumisterie (je me répète, alors que je ne supporte pas ça) de l’entreprise organisatrice de la Formation Qui Ne Dit Pas Son Nom sont donc les cause de mon moral altéré.

Je me sens si seul, malgré mes journées partagées entre mes camarades, ma blonde, mes chats, je me sens si las…

Voilà, je devais le dire, l’écrire, l’exprimer, pas par peur de ne pas m’en souvenir, mais pour que vous puissiez comprendre, peut-être, qu’un jour certainement proche, je ne serai plus apte à assumer tant de détresse, de désarroi et qu’il n’y aura alors plus de billet d’aucune sorte, car chaque homme a ses limites, et même si les miennes je les ai atteintes il y a longtemps déjà, il suffira d’un évènement extérieur supplémentaire pour que je craque définitivement et que j’abrège la souffrance qui est la mienne, souffrance que je traine depuis bien des années et qui atteint son apogée.

Je tiens à vous remercier de me lire et surtout ne vous inquiétez pas, car qui peut le plus peut le moins, aussi je serais certainement capable de me rebooter, à coup de whisky ou de haschich, pour continuer à vous assommer avec mes billets…

Je vous aime…

Une Guerre se Prépare

Les choses vont de mieux en mieux…

Il y a près d’un an un agent des banques a été placé au pouvoir. Les français ont cru l’avoir élu sur un programme de changement majeurs pour la société, et porté surtout par le travail de sape d’un parti socialiste qui n’a jamais été un parti de gauche.

Tel un Napoléon bureaucratique, Emmanuel Ier a promulgué des “ordonnances”, tel un général en campagne, et a imposé au pays une régression majeure de son Code du Travail qui avait été construit de longue haleine par les luttes successives du peuple au cours de ces 50 dernières années.

Non content d’avoir détruit toute protection des salariés, il s’est permis de faire des cadeaux fiscaux à ses amis les riches et les nantis en supprimant un impôt sur la fortune.

De plus son ministre de l’intérieur, un grabataire d’extrême droite a mis en place une répression sans borne sur les minorités, migrants, homosexuels, transgenres, étudiants, syndicalistes, journalistes (les vrais, pas ceux qui sucent les boules de Matignon et passent sur TF1, F2, BFM ou C8), faisant du pays des Droits de l’Homme et du Citoyen (oui il faut donner son appellation à la Déclaration fondatrice de la République Française) un pays aussi accueillant que la Hongrie ou la Turquie.

En quelques mois seulement il a transformé la France en terre de honte et de disparité. Aujourd’hui la France est un pays à quitter si on l’aime.

Il y a quelque jours j’ai lu sur Twitter la réponse d’un américain aux médias de son pays accusaient de n’être pas patriote parce qu’il est opposant à Donald J. Trump, leur dire justement que s’il était contre Trump c’était parce qu’il aimait son pays.

Je dirai la même chose, moi qui ne suis pas né en France, mais la connais si bien, et bien plus que la plupart des français, que si je suis contre ce gouvernement, sa police, son président, sa justice (qui ne s’applique qu’à punir les faibles et ignorer les malversations des nantis amis du pouvoir), si je suis contre tous ces incapables, incompétents, arrivistes, c’est que j’aime la France, je l’ai dans la peau, dans le cœur, dans la tête, c’est un pays magnifique qui a donné tant à l’humanité, bien plus que beaucoup de français n’imaginent, ne savent.

Aujourd’hui la contestation gronde, simplement parce que la politique de ce gouvernement va trop loin, à vouloir détruire un service public, fondement essentiel de la République Française, quelle est réellement la volonté de l’État ? Si l’État n’est plus employeur des Hôpitaux, des Écoles, des Transports, des Communications, à quoi va-t-il servir ? Encaisser les impôts, les taxes qu’il va soutirer au peuple, oui au peuple, pas aux riches qui seront absous de toute charge. Que restera-t-il de la France ?

Que restera-t-il de nous, Peuple Français qui nous battons tous les jours, en public ou en privé pour faire de ce pays un havre de liberté, d’égalité et de fraternité ?

Que vont devenir tous les enfants qui naîtront et devront servir un État Fasciste où l’argent sera l’aune à laquelle chacun sera jugé ?

Que deviendront nos anciens sans couverture, sans soins, sans attention ?

Voulons-nous vraiment que ce que tant de femmes et d’hommes ont laissé en héritage soit spolié par un caste d’incompétents, incapables ?

Après tout que sont ils capables de faire, réellement, ces gens là qui nous “gouvernent” ? Savent-ils apprendre à lire, à écrire, à compter ? Savent-ils soigner les malades et les blessés ? Savent-ils faire autre chose que parasiter la vie de millions d’individus qui donnent leur vie pour leur pays, alors qu’eux ne donnent rien en retour que des leçons qu’ils sont incapables, forcément, de suivre ?

J’ai honte pour eux, tellement, et je suis comme chacun, je me sens à la fois puissant et incapable de m’élever contre les armes de leur police si bien armée, meute stupide qui ne voit pas qu’elle défend un maître qui n’hésite pas à lui botter le cul, comme il a pu le faire dernièrement.

Que reste-t-il ? L’Armée, oui l’Armée, car seule l’armée est le dernier rempart entre la dictature et le peuple souverain.

Alors même que je suis pacifiste, j’appelle les généraux, les colonels, les majors de tous les corps d’armée à s’élever contre le pouvoir en place et décider qu’il suffit aujourd’hui de réprimer un peuple qui ne demande que du respect et la possibilité de continuer à vivre pour voir ses enfants avoir un meilleur avenir que le sien, chose que le gouvernement en place ne souhaite pas car il serait déficitaire en terme de revenus…

J’appelle au boycott de tous les instruments de l’État, administration, médias, impôts, banques, assurances, etc, que le peuple prennent enfin son envol et s’affirme pleinement dans le désir de faire de sa vie quelque chose de meilleur.

Bien sûr je rêve, bien sûr je pleure, car tout ceci n’empêchera pas la guerre qui se prépare d’arriver, car c’est ce qui se prépare pour qui analyse suffisamment les données. Le monde régresse au point où il était en 1937, obscurantisme, manipulation financière, extrémisme politique, militarisation de la police…

Une guerre se prépare, voulons-nous encore la subir ?

Monde de Merde ! La Classe Américaine

Mais quel monde de merde !

Sans déconner !!

Bon, je rappelle les faits :

Nous sommes en 2016.

En France, la quasi-totalité des escrocs du monde politique sont en train de se tirer dans les pattes pour savoir lequel va être choisi pour voler le peuple français pendant les cinq prochaines années.

Et ils sont tous là, l’ancien nabot-président, le banquier-gauche-caviar-traître, le premier ministre-issu de l’immigration-qui traite les ouvriers comme des délinquants, la fille d’aveugle, pardon de borgne et son programme qui aurait fait rougir un petit moustachu à Berlin en 1933, le démagogue de gauche qui ne dit pas que des conneries mais est plus antipathique qu’un cafard au fond d’une baignoire, l’idiot de village qui tente depuis 25 ans de gratter quelque chose, bref, que les cerises sur le plateau de merde que nous sert le monde politique depuis 45 ans en France.

Aux USA c’est pas mieux. Ils ont le populiste-pseudo milliardaire ruiné-raciste, xénophobe, misogyne, escroc d’un côté, et la femme d’un ancien président adultère, mais bon sucer c’est pas tromper, menteuse, arriviste, démagogue, multi-millionnaire, qui a supprimé tous les apparatchiks de son parti pour n’être que la dernière en lice.

En Turquie, on a un moustachu qui ne rêve que de devenir le commandeur des croyants, enfin des ignorants du moyen-orient et qui n’hésite pas à supprimer toute opposition, à la Joseph Staline des Balkans.

En Corée du Nord, un dictateur, fils de dictateur, petit-fils de dictateur qui n’hésite pas à supprimer les membres de sa famille nommés par son père à des postes de corruption suprême, pardon de pouvoir suprême, voire sa petite-amie parce qu’elle est un peu trop coquine pour la corpulence du porc qu’il devient.

En Russie, un oligarque ancien du KGB qui a des dossiers sur tout le monde et se met les extrémistes dans la poche en arguant de valeurs morales ecclésiastiques, alors qu’il supprime lui aussi toute personne le critiquant même si ce n’est pas en public, ou qui est tentée par l’enrichissement personnel, bref tout individu visant à obtenir un petit peu de pouvoir personnel.

Mais MERDE ! DANS QUEL MONDE DE MERDE VIT-ON LOUIS ?

Et moi…

Moi qui n’ai que des dettes, pas de boulot, pas de projet d’avenir, qui entame dans un mois ma fin de demi-siècle…

Je vois toute la merde de ce monde, la pollution, les guerres, les exploitations humaines, les empoisonnements industriels – BAYER-MONSANTO pour ne parler que de ça -, les guéguerres de pouvoir pour être admis chez les Rothschild pour leur fête annuelle dans leur chateau en Suisse…

Putain, je vais péter un plomb, je vais tous les tuer, je vais tous me tuer…

A quoi sert de vivre dans un monde où 99% de la population est si conne qu’elle se laisse marcher sur la gueule par les 1% qui le font depuis plus de 400 ans ?

A quoi sert de dire à des idiots congénitaux qu’ils feraient mieux d’ouvrir un livre quand ils sont branchés en permanence sur leur téléphone portable ?

A quoi sert d’aimer quelqu’un qui n’est pas capable de corriger son comportement en cherchant à améliorer sa condition individuelle quand cette personne a les yeux rivée sur les télé-réalités ?

A quoi sert de faire des enfants qui vont servir d’esclaves à ces Corporations détenues par des individus dont personne n’entend parler tant ils sont au dessus de la société qu’ils dirigent de leur tour d’ivoire ?

Franchement, vous êtes heureux de vivre dans ce monde ?

Vous ne vous demandez jamais pourquoi vous allez bosser ? « Ah mais si bien sûr pour gagner de l’argent, pour payer nos traites et les remboursements de crédits et partir en vacances… »

Putain de merde, vous pensez que l’argent vous appartient parce que vous tenez dans vos mains quelques bouts de papiers qui n’ont de valeur que celle que vous leur donnerez jamais ?

Vous pensez que le fait de travailler va améliorer le monde, lui permettre d’évoluer, de donner une meilleure éducation à vos enfants, de leur permettre d’avoir à manger dans leur assiette ?

Parlons-en du manger dans les assiettes, la quasi-totalité de l’industrie agroalimentaire est détenue par des entreprises liées à la pétrochimie, qui est elle-même cul et chemise avec la pharmaco. Ce qui donne quoi ? Les industriels dont je parlais plus haut vont faire pousser des aliments empoisonnés grâce à des produits chimiques, qui vont lentement vous pourrir la santé, mais rassurez-vous, ces mêmes entreprises vont vous vendre des médicaments dont l’efficacité est plus que douteuse pour que vous continuiez à leur servir de cobaye. Tout ça, vous le ferez en utilisant un véhicule à moteur à explosion alimenté par le produit brut de cette industrie, le pétrole, qui à son tour va polluer l’air.

Donc je résume :

– Vous polluez l’air que vous respirez

– Vous mangez des aliments contaminés

– Vous êtes soignés, mais jamais guéris, par des médicaments issus de l’industrie pétrochimique

– Vous vous endettez auprès des banques à qui appartiennent ces industries.

Et vous dites être LIBRES ?

Mais bande de bouffons décérébrés que croyez-vous que vous soyez d’autre que des esclaves, des cobayes, des vaches à lait ?

Que pensez-vous vivre réellement en 70 ans d’espérance d’existence dans un tel monde ?

Que pensez-vous laisser aux générations futures, je devrais employer le singulier ?

Que croyez-vous qu’il adviendra quand ne pouvant contenir la quantité de pauvres imbéciles que vous êtes parce qu’ils vous auront pressuré jusqu’à la moelle ?

Une belle guerre, de religion, ethnique, économique… Et avec quoi allez-vous vous battre ? Avec les armes qu’ils vous auront vendu, parce que bien entendu, vous continuerez à payer pour pouvoir vous entre-tuer, puisqu’ils ne leur suffit pas de vous exploiter durant votre vie, mais votre mort leur sera encore plus rentable, car qui restera-t-il à la fin, après que les génocides, les pogroms, les massacres, les charniers et autres joyeuseté qu’apportent les guerres se seront tues ?

Il restera la lie de cette humanité qui a inventé les sciences, la culture, l’art, et tous les aspects qui ont fait que nous avons vécu des milliers d’années ainsi. Il restera les Savonarole, les Gengis Khan, les George Bush, les Trump, les Staline, les Poutine, les Issi Amin Dada, les Bokassa, les Pol Pot, bref tout ce qui fera que durant plusieurs centaines d’années l’humanité régressera pour n’être que le pâle reflet de ce qu’elle était destinée à devenir.

J’ai honte d’être humain, de faire partie de ce monde de merde, d’avoir participé par mes activités professionnelles au développement de cette société qui tue l’humanité pour mieux l’exploiter.

J’ai honte pour vous, tous, ceux qui votent, ceux qui ne votent pas, parce que ça ne sert à rien, ce n’est qu’un leurre ce que vous appelez la démocratie, comme tous les autres régimes politiques d’ailleurs.

Les Maîtres de ce Monde de Merde sont les banquiers qui financent les Corporations qui vous vendent vos smartphones, vos télés, les programmes qui vous fascinent sur ces boîtes magiques, pauvres primates décérébrés, idiots congénitaux, déficients mentaux, ce sont eux vos maîtres, eux qu’il faut éliminer, et tous ceux qui croient et pensent comme eux, tous ceux qui pensent que le système ne peut être changé que de l’intérieur, voire de l’extérieur, car qu’on en soit participant ou contestataire on en fait partie, simplement parce qu’on ne peut plus faire autrement.

Aujourd’hui le monde est en marche vers son déclin, vers une finalité morbide, vers une éradication de l’humanité en masse.

Je pleure en écrivant ces mots, car je n’ai pas le courage d’abréger mes souffrances induites par cette conscience de faire partie intégrante de ce monde de merde que j’exècre du plus profond de mon être, de la plus infime de mes cellules, mais je suis comme vous, un petit homme perdu face à un MONDE DE MERDE…

Et pourtant, pourtant il existe une solution, la seule et unique qu’il nous est donnée : le boycott !

C’est à dire arrêter d’utiliser l’argent, nos véhicules, d’acheter des aliments empoisonnés, d’empoisonner la terre qui nous nourrit, les animaux qui la peuplent, arrêter de croire nos médecins qui ne sont que des VRP de l’industrie PetroChimioAgroPharmaceutique, arrêter de voter pour des individus corrompus, de les écouter même, de leur donner un seul petit crédit quant à notre volonté d’être représentés.

Mais tout ça nous ne le ferons pas, parce que nous sommes des animaux éphémères qui ont été conditionnés pour être effrayé par la mort, par le fin de cette existence merdique.

J’ai entendu un jour un homme dire « Je préfère mourir Libre, que de vivre en Esclave ». Cette phrase me hante tous les jours que je vis, chaque fois que je vois une INJUSTICE se commettre.

Je voudrais être cet homme, pouvoir mourir LIBRE et cesser de vivre en ESCLAVE. Mais comme je l’ai dit je n’ai pas le courage d’abréger mes souffrances, car ce faisant j’en créerai chez ceux qui m’aiment et que j’aime, j’ôterai peut-être le désir de se battre à ceux qui ne m’ont pas encore lu, et à ceux qui l’auront fait. Mais je pense de plus en plus sérieusement à cette issue finale.

JE VEUX VIVRE, et j’aimerais que vous m’aidiez à vous aider à en faire autant, permettez-moi le, permettez-vous le… Vous n’êtes pas seuls, je ne suis pas seul, nous sommes des MILLIARDS, ils ne sont que quelques CENTAINES DE MILLIERS, qui selon vous aura le dernier mot ?

Mais sachez une chose, la dernière que j’ai à dire, à écrire, à crier, à gémir… JE VOUS AIME !!

Quand, mais QUAND ?

Quand allons-nous enfin nous rendre compte que nous nous faisons manipuler ?

Que faut-il pour que nous prenions conscience que nous n’avons pas la vie que nous méritons ?

Qui doit se battre pour ceux qui ne veulent pas voir qu’ils ne sont que les rouages d’un système qui les exploite sans leur rendre ce qui leur est dû ?

Quand nous rendrons-nous compte que les médias ne font qu’appliquer une politique qui loin de nous informer nous désinforme et nous manipule ?

Qu’est-ce qu’il manque à l’homme pour qu’il se libère de l’esclavage auquel il se soumet depuis tant de temps ?

Pourtant ne sommes-nous pas équipés d’un cerveau ?

Bien entendu, même si le mode d’emploi n’est pas livré avec, même si, il convient d’apprendre à s’en servir. C’est sûr ce n’est pas seul, ou dans de rares cas, que la chose est possible.

Mais l’ego très vite fout le bordel, nous empêchant d’accepter que nous ignorons tout. De fait nous préférons nous bâtir des illusions que de voir les choses telles qu’elles sont, ce qui est trop dur, car la vérité est trop dure pour les petits esprits.

L’esprit, voilà bien le sujet de tout cela.

Qu’est-ce que c’est ? (je croirais entendre le Dalaï Lama)

Ce n’est rien, car une fois que nous avons supprimé tout ce qui attrait aux sens, il ne reste plus rien, rien que l’esprit, mais il n’est pas bien qu’existant, voilà la mise en abîme de la vacuité.

Nous ne sommes que des esprits perdus dans un monde qui les dépasse.

Alors plutôt que d’appréhender cet univers tel qu’il se présente, l’étudier, l’apprendre, le connaître, l’aimer, nous n’avons de cesse de vouloir imposer une vision d’un monde issu en directe ligne de nos névroses et psychoses les plus perverses.

Belle évolution mon cher Charles.

Quelle évolution ?

Voilà des milliers d’années que nous vivons une servitude volontaire sans avoir un équitable retour de notre participation et de notre investissement en tant qu’individu.

L’ego, encore lui, a échafaudé une théorie qui veut qu’une minorité d’individus vivent sur le dos de la majorité. C’est le Capitalisme. De fait les rois, empereurs, papes, présidents, ne sont rien d’autre que les séquelles d’un système féodal qui n’a pas changé d’un pouce, mais n’a fait que s’adapter au cours du temps.

Pour relativiser, voyons les hiérarchies, pour les plus primitives et anciennes comme celle du

Vatican il y a un structure pyramidale claire, pour celles plus évoluées comme celles de nos entreprises, la structure est plus complexe mais le schéma pyramidal est également employé.

Or qui est au sommet de la Pyramide (mis à part l’œil divin des billets de 1$) ?

Nous savons qui est à la base, nous.

Donc qui est l’œil au sommet de la pyramide, Dieu, le Grand Architecte Maçonnique alors ?

Dans ce cas nous avons affaire à une entité physique, vivante car elle réagit à ce qu’elle voit, mais qui peut vivre assez longtemps pour voir son œuvre s’accomplir quand celle-ci réclame des décennies pour le faire ?

Un esprit supérieur et suprême ?

Il est évident que durant l’histoire de l’humanité, les seules fois où celle-ci s’est améliorée ce fut sous les dictatures éclairées qui l’ont émaillée.

Sommes-nous donc sous une dictature éclairée qui verra son œuvre s’accomplir sur des décennies, ce qui expliquerait la lenteur des réformes, des changements, des révélations. Oui car on nous cache tout, on nous dit rien.

Mais quel est le plan ?

Parce que franchement ça merde grave là !!

Aujourd’hui nous vivons sur une planète qui ne connaît plus de frontières, que ce soit climatique ou politique, et encore moins économique.

Pourquoi nous faire croire que les États-Nations sont encore utiles, et en quoi ?

Nous voyons bien en France actuellement, avec notre président, que la politique ne fait que suivre un chemin établis par les financiers et les industriels sans que l’aspect social ne soit pris en compte.

Tout simplement parce que les politiques grappillent ce qu’ils peuvent tant qu’ils sont au pouvoir après une vie de léchage de bottes et de mensonges hypocrites. Le but d’un homme politique aujourd’hui n’est plus de s’occuper du peuple qui l’a élu, mal lui en a pris, mais de préserver les intérêts qu’il a su tirer de sa carrière de menteur et d’hypocrite, tendant la main pour aider son prochain mais ne faisant rien pour lui une fois que celui-ci répond à ses propositions.

Je pense que les gens en ont marre, mais pas encore suffisamment, comme on dit en psycho, il faut en avoir marre d’en avoir marre pour parvenir à passer à l’acte. Ce qui n’est pas pour tout de suite, le pouvoir s’assurant qu’il y aura des périodes d’espoirs entre les diverses restrictions et contritions imposées pour que la masse s’assagisse quelque peu et reparte pour un tour.

Je digresse beaucoup dans mes mots, dans mes propos, mais l’idée maîtresse est toujours là, l’esprit, et notre capacité à nous indigner.

Récemment Stéphane Hessel s’indignait, et lançait une vraie vague internationale de prise de conscience. Mais qu’est-il advenu à tous ces indignés d’hier après les flagrants états de faillite de divers États ? Ont-ils gardé le même état d’esprit outré qu’ils avaient alors sur la place Tahrir ou Plaça Real ? Aujourd’hui nous sommes passés à la récession, nous ne sommes plus en mesure de rembourser notre dettes, c’est à dire que bosser ne sert plus à rien car nous gagnerons moins chaque jour.

Le fait de bosser contrairement à ce qu’on croit ne crée pas de richesse, mais l’anime, c’est à dire que tout étant chiffré sur un ordinateur dans un comptoir boursier quelconque, le travail n’est que le levier de la finance, il n’est plus producteur de richesse. C’est la raison pour laquelle la virtualisation de l’économie et des secteurs industriels est une aubaine, car c’est un énorme levier comme le démontre l’ascension fulgurante de Facebook ou la valeur d’Apple.

Donc ce n’est pas parce que des chinois fabriquent des iPhones pour un bol de riz quotidien que la marque à la pomme se porte mieux, mais parce que des occidentaux et des nantis (ceux qui ont du fric en somme) demandent un confort qu’ils n’imaginent pas partager avec les petites mains asiatiques qui ont assemblé leurs jouets.

Ce n’est plus l’offre qui contrôle le monde c’est la demande, car il est plus facile de contrôler la demande que l’offre. Ainsi on nous manipule quotidiennement à consommer tel ou tel produit pour que l’économie aille dans tel ou tel sens, qu’elle rapporte tant et tant à tel ou tel dont on ne connaîtra jamais le nom (joie de la société anonyme) et qui détient pour peu la plupart des entreprises cotées, parce que ce qu’on gagne avec l’une nous permet d’investir dans l’autre, de fait les groupes sont devenus des géants qui veulent contrôler une demande individuelle qui ne dépend pas de l’individu mais du stock de produits qu’ils ont à écouler.

Nous n’avons jamais cela à l’esprit quand nous nous levons le matin, pas tous j’espère.

Pourtant c’est une réalité, le monde dans lequel on vit, que l’on a contribué à créer, comme dit Queen dans la chanson Is This The World We Created.

Nous sommes responsables de la réalité quotidienne qui est notre présent, notre futur, et plutôt que d’assumer cette responsabilité individuellement on se décharge sur des bouffons élus par leurs pairs pour raconter ce que nous voulons entendre, rien de plus. Comme si on pouvait se décharger de ce type de responsabilité.

Une simple question, vous sortez vos poubelles et pour ceux qui ont un jardin vous avez votre coin à compost ? Alors pourquoi comptez-vous sur les autres pour vous occuper de vos merdes, comme si vous n’étiez pas responsables, comme si nous n’étions pas impliqués à 100% dans ce que nous vivons, à tous les niveaux, individuel, local, régional, national, international, mondial.

Je ne vais pas me répéter mais nous savons tous plus ou moins que la Terre est ronde et que de l’espace on ne voit aucune frontière, elles ne sont là que pour rappeler des allégeances féodales ancestrales qui ne devraient plus avoir cour, enfin il me semble que les maîtres du monde (bonjour Goldmann Sachs) sont aussi emmerdés que nous par la gastro (et avec les culs qu’ils lèchent ça doit fleurir bon).

Pourquoi, alors que nous avons atteint un niveau culturel nous permettant de passer outre toutes les considérations nationalistes, ethniques même, qui pourraient être exposées, et pourtant nous laissons faire, nous ne nous instruisons pas et un esprit obtus est obscur et va s’orienter vers la violence plus que vers le dialogue et l’échange.

L’esprit, encore lui, toujours lui.

Ce que je vois c’est qu’il en manque beaucoup à trop de monde pour que les chances d’évolution positive soit envisageable dans un avenir proche, aussi il faut s’attendre à de gros problèmes dans les années à venir. Personnellement j’en ai plus rien à foutre, tout ça m’indiffère définitivement. Je suis malade, je ne parviens pas à vivre sous ce système, j’ai le sentiment de ne pas exister, de ne pas vivre, de n’être qu’un pale reflet de ce que j’aurais pu être, et ne serai jamais.

Tous ces mots pour exprimer ma colère, ma tristesse, mon désarroi face à ce que je traverse mais dont je ne parlerai pas, oui, j’suis comme ça j’ai ma pudeur 🙂

Merci

Une vie gâchée

C’est vraiment une vie gâchée que la mienne.

J’avais tout pour faire de ma vie quelque chose de bien, et j’ai tout gâché, tout détruit, tout balancé, parce que je n’ai jamais trouvé personne pour m’accepter, m’aimer, me comprendre.

Je ne reproche rien à personne, chacun est tel qu’il est et pour la plupart je les envie, mais parce que je n’ai pas su être plus égoïste, moins généreux j’ai dû bien trop de fois recommencer à partir de rien.

Mais cette fois-ci c’est celle de trop, celle qui fait combien je me rends compte de l’absurdité de mon existence.

Je n’ai rien capitalisé, je n’ai rien fait pour personne, ou peu s’en faut, je n’ai jamais envisagé que le lendemain je me retrouverai comme la veille, seul.

J’ai été naïf, et l’espoir que cette naïveté nourrissait a fait que je me suis toujours entièrement donné, que j’ai tout partagé de ce que j’avais pu capitaliser.

J’ai cru, je me suis illusionné plutôt, que l’autre serait avec moi comme je l’étais avec lui, franc, sincère, désintéressé, mais ça ne fut jamais le cas.

J’ai toujours cru qu’aimer c’était donner, de façon désintéressée et totale, que c’était accepter l’autre avec ses défauts et apprécier ses qualités, j’ai cru, je me suis illusionné.

Aujourd’hui je me sens triste, encore ce matin j’ai eu droit à une leçon de morale concernant mon inaptitude à l’hypocrisie, je me sens vidé, seul, désemparé face à ce qui m’attend.

Je ne sais pas, plus quoi faire, vers qui me tourner, je m’inquiète parce que je n’ai pas envie de disparaître mais je ne vois pas comment je pourrai continuer à vivre comme ça.

Qui, d’ailleurs peut vivre seul ?

J’ai quelques biens, pas grand chose, tout tiens dans le coffre d’une voiture, mais je n’ai nulle part où les mettre en espérant, en attendant pouvoir de nouveau les récupérer.

Les envoyer à ma famille, ce serait avouer la misère dans laquelle je suis, et je n’ai pas envie de leur faire part de ma souffrance, ils ont leurs problèmes, pas besoin des miens.

Mais ce n’est que du matériel, et ça m’indiffère, même si c’est la concrétisation, la matérialisation de l’échec de ma vie.

Comment peut-on se sentir si seul ?

Comment ne pas avoir peur de ce qu’on ne peut ignorer ?

Je sais très bien que je vais finir dans la rue, tel un clochard, et qu’il ne me restera que le mauvais alcool pour oublier où je suis et ce que je suis.

Je sais très bien que je ne le supporterai pas longtemps, parce que j’ai besoin de me sentir utile, de servir à quelque chose, sinon à quelqu’un.

Je pense que je n’arriverai pas à vivre une seule journée après être tombé si bas, même si c’est une libération, mais c’est surtout un enfermement.

J’ai déjà vécu dans la rue, sans rien, avec quelques deniers en poche, vivant au quotidien.

Je m’en suis sorti, il y a bien longtemps déjà, en mentant sur mon passé pour pouvoir obtenir un emploi, en mentant sur mon présent pour obtenir l’attention et l’affection.

Je ne veux, peux, plus mentir, j’en ai marre de m’illusionner et de me tromper moi-même.

Je vais finir à la rue, c’est une quasi-certitude, ce n’est pas ce qui m’inquiète, loin de là, ce qui m’angoisse c’est de me rater, de ne pas parvenir à mettre un terme à ma souffrance, et cette idée est motivée par le fait que je n’ai pas envie de mourir, j’ai envie de vivre, de continuer à voir ce monde collapser, s’effondrer sur lui-même, se détruire en m’exploitant comme il l’a fait depuis que je fais partie de lui.

J’aimerais simplement avoir un petit boulot, régler mes dettes, vivre une vie modeste, avec quelques amis, peut-être même rencontrer quelqu’un, mais je sais que tout ça n’arrivera pas, parce que je n’y crois plus, je ne pense pas que ça puisse m’arriver, simplement parce que je suis dans une situation qui ne le permet pas.

Et ça ça m’angoisse.

Je ne suis pas paniqué, je suis terrifié à l’idée que ma vie est en train de s’achever, que ce n’est pas du à une maladie, pas du à une guerre, pas du à la bêtise humaine, mais simplement à la mienne, que c’est moi qui me suis mis dans cette situation d’où je ne pourrai sortir que les pieds devant parce que rien d’autre ne viendra m’apporter l’espoir de la voir s’améliorer.

Ces mots je les écris parce que j’en ai besoin, parce que je n’ai personne à qui m’adresser, et ils ne vous sont pas adressés, ils sont là parce que j’ai besoin de les voir, de les exprimer.

Peut-être devrai-je me rendre dans un hôpital psychiatrique où on me donnera des drogues pour me permettre de ne pas sombrer dans l’obscurité de ma réalité, mais ça ne changerait rien à ma situation, ça ne ferait que procrastiner l’inéluctable fin de mon existence.

Aussi je ne m’y rends pas, parce que je ne pense pas que ce soit une solution, mais un placebo, un moyen pour faire passer le temps.

En fait ces mots sont là parce que je ne sais plus quoi faire, vers qui me tourner, que je ne crois plus en rien, ni en personne, je sais je me répète, mais d’où je suis je ne vois pas d’avenir à mon existence et ça me fait mal, parce que ça veut dire que toute ma vie je n’ai fait que perdre mon temps, souffrir et m’illusionner, parce que ça veut dire que je n’ai rien, que je ne suis rien, et que ce monde n’a que faire de personnes comme moi.

Je ne me plains pas, j’ai ce que je mérite, je me suis battu des années durant pour faire quelque chose de ma vie, et j’ai tout gâché, j’ai tout détruit, donc aujourd’hui j’en suis où je me suis mené.

Je ne reproche rien à personne, parce que durant des années j’ai refusé, tout refusé, rejeté tout le monde, récemment encore, mais j’étais drogué et alcoolique, ce qui n’est plus le cas, mais ne change rien.

Aujourd’hui je me sens perdu, perdu comme un enfant qui attendrait qu’on lui donne la main pour le mener en sécurité, mais aucune main ne viendra se tendre vers moi, car je ne suis plus un enfant, même si, et il n’y a pas de lieu où je serais en sécurité.

J’ai perdu ma vie à la gâcher, je pensais les choses différemment, je m’illusionnais, aujourd’hui je vois à quel point je me suis trompé, et je suis triste, je me sens seul, et j’ai peur…

Le Peuple Souverain (un peu comme la monnaie…)

Fin 2012

Dernier mois avant une nouvelle année.

Et quelle année !!

Celle qui vient de se dérouler ne m’a pas été très bénéfique, bien que les changements ont été pour le moins radicaux.

Je dirais que ce que j’ai vécu a été un échec (encore), d’une tentative désespérée de voir ma vie s’améliorer. Je sais aussi que je ne suis pas à la fin de ma peine. Aujourd’hui par exemple, je dois postuler à un emploi dans une société de service qui va me louer à une institution financière (encore).

Je ne voulais plus bosser pour les banques, et je pense que je ne vais pas faire d’efforts pour avoir ce boulot.

En réalité je n’en veux pas. Je pense que je dois rester intègre. C’est difficile, ô combien, surtout quand la conjoncture n’est pas à l’enrichissement. Peut-être dois-je faire, une fois encore, profil bas, accepter de servir le grand Satan, pour pouvoir me libérer, bien que j’en doute, vraiment du plus profond de moi. Mais je vais jouer le jeu, hélas, bien malgré moi.

J’aimerais ne pas avoir à me pervertir, me plier à ce système, à ses aberrations, me retirer dans un petit village, loin des villes, tenter de vivre en autarcie, cultiver ma terre, élever mes poules, mes chèvres, vivre simplement de ce que la nature m’apporterait, ne plus me soucier de compte en banque, de charges sociales, de connexion internet ou téléphonique, voir le soleil se lever et se coucher, et avec lui respirer de mes journées la paix.

Mais pour cela, dans ce monde-ci, tel qu’il a été conçu (je n’y suis pour rien), il faut un capital, une mise de départ, pour s’offrir cette cahute, ce terrain, ces poules et ces chèvres. Or je n’ai rien, pas même la liberté de choisir le mode de vie que j’aimerais suivre.

Je m’interroge de jour en jour comment je vais faire pour vivre, ou survivre jusqu’à ce que ce système s’effondre sur lui-même, en un magnifique collapsus final, incapable de se regonfler, tel un cœuren plein infarctus.

J’envie Diogène, et le courage des premiers cyniques, cette audace, cette capacité surhumaine de rejeter l’hypocrisie du sens commun, les mensonges des démagogues, la petitesse de leurs prochains.

Mais c’était la Grèce, il y a 2000 ans, le climat n’était pas ce qu’il est aujourd’hui, les hommes non plus, non pas qu’ils étaient plus sages, mais moins soumis certainement à leur société, plus libres de penser par eux-mêmes, moins soumis à l’illusion de la démocratie, car bien qu’ils vivaient en parfaite dictature, ils n’en demeuraient pas moins décideurs de leur vie.

Aujourd’hui nous ne sommes que des esclaves, voire moins que ça, incapables de nous élever contre ceux-là même que nous avons hissés au pouvoir, et qui du haut de leur piédestal nous écrasent en s’engraissant sans remords.

Aujourd’hui on entend partout que le peuple doit faire un effort, que la crise implique des sacrifices, mais que font-ils ceux-là même dont je parle pour montrer l’exemple ?

Renoncent-ils à une part de leurs revenus (oui au pluriel car ils mangent à tous les râteliers), font-ils amende honorable de leurs excès, sont-ils vraiment touchés par cette crise qu’ils ont alimentée en faisant fi des restrictions qu’ils nous imposent ?

Je pense qu’ils se moquent royalement de nous, de nos vies, de nos existences, ne voyant en nous que des vaches à lait, tout juste bonnes à se faire traire jusqu’à épuisement, et dont la viande même est impropre à être consommée.

Le peuple souverain n’est qu’un mythe que les philosophes ont porté sur des décennies, mais qui en réalité n’est que la somme des serviteurs d’un système qui les saigne à petit feu.

Tout a été fait pour rendre le peuple de plus en plus ignorant, de plus en plus incapable de se suffire à lui-même, de faire en sorte que personne ne soit capable de se libérer de ce système, soumis autant que nous sommes à l’empire pétrolier, financier, monétaire.

Nous ne sommes que des esclaves, tout juste capable de lire les publicités vantant des produits dont nous n’avons aucun besoin, mais faisant appel à nos envies égoïstes primaires.

Nous ne sommes bons qu’à nous abrutir devant des émissions télévisées ne faisant appel à aucune faculté cognitive, tout juste intéressante pour un ego qui s’alimente d’espoir d’être un jour reconnu, ne serait-ce qu’une quart-d’heure (merci Andy). Merci télé-réalité abrutissante, faisant des enfants incapables de réaliser qu’ils vivent dans un monde illusoire, incompétents et assistés à l’extrême, dépendants totalement des circuits commerciaux, des produits issus de l’industrie pétrolière (shampooing, vêtements, chaussures, téléphones mobiles, …), soumis à une logique égoïste totale où l’intérêt personnel immédiat prime sur celui plus altruiste à long terme.

Je viens de terminer un roman (oui je lis pas mal, en plus) « la théorie des dominos », où l’auteur, Alex Scarrow, décrit bien l’apocalypse à venir, l’effondrement de ce système, et surtout son incapacité à se relever, car ce que les tenants de ce monde n’ont pas vraiment compris, ou ont totalement oublié, c’est qu’ils n’ont ce qu’ils ont que parce que nous sommes ce que nous sommes. Le jour viendra où nous ne pourrons plus les alimenter, les servir, et ils n’auront rien à nous proposer pour combler ce vide, et leur système s’écroulera.

Alors le monde entrera dans une régression telle que plus de la moitié des êtres humains y laisseront la vie. Ensuite ce ne sera qu’une course à la survie, pour enfin aboutir, après plusieurs mois, à une vie telle qu’elle aurait pu être vers la fin du XVIIIè siècle, sans satellites, sans voitures, sans téléphones, sans électricité fournie par des centrales nucléaires, qui à l’abandon seront des zones à éviter (la France regroupe 48 centrales).

Nous reviendrons, à peu de chose près, à un niveau technologique et culturel proche de celui du moyen âge. Et où seront ces démagogues qui nous demandent aujourd’hui de faire des efforts pour qu’ils continuent à enrichir les riches (donc eux-mêmes), à appauvrir les pauvres (ben les autres) ?

Le peuple souverain n’est qu’une illusion, car ils ont tout fait pour nous diviser, nous amoindrir, dans notre capacité à nous sublimer, à devenir meilleurs, à grandir.

Ce dernier mois de l’année va marquer un tournant, et l’année qui s’annonce sera peut-être révélatrice de cette réalité que nous ne voulons pas voir, le cul vautré dans nos canapé suédois devant nos écrans sud-coréens.

Le peuple souverain n’est plus.

Mais dans quel monde vit-on Louis ?

Je ne comprends pas tout, mais je dois être aussi débile que la majorité de la population.

J’ai le sentiment de vivre dans un monde de débiles.

Le sentiment sincère d’être entouré d’individus qui ne se servent pas de leur cerveau.

J’en arrive à me demander pourquoi ils sont équipés, quelle en est l’utilité qu’ils en ont ?

Je ne supporte plus ce que je suis parce que j’ai le sentiment d’être en total décalage avec mes contemporains, quand je vois l’absurdité de ce monde, l’aberration dans laquelle on vit, enfin, dans laquelle on subsiste, parce que la vie c’est profiter de ce que le monde a à offrir, et nous sommes loin de cet état de fait. Nous passons tout notre temps à payer une dette envers une élite qui n’a que faire de notre condition, qui se complait à manipuler la masse, la laisser ignorante pour pouvoir l’exploiter à souhait.

Je vais demander l’internement psychiatrique parce que je ne veux plus participer de ce monde, de ce système qui veut que les individus se plient à des aspirations qui ne sont pas naturelles, à des devenirs qui ne sont qu’illusions.

L’humanité a donné naissance à des individus qui ont tiré vers le haut les pensées que nous pouvions avoir, qui ont apporté la lumière dans l’obscurité de notre esprit, qui ont partagé leur connaissances, leur savoir avec la multitude ignorante, et qu’a fait cette masse, elle les a rejeté, marginalisé, avec l’aide des Puissants et des medias à la solde de ces tyrans, en ont fait des exceptions alors qu’ils auraient dû être la règle.

Je vis dans un monde de débiles, où les individus ne pensent pas par eux-mêmes, par peur de prendre conscience de leur petitesse, de leur mesquinerie, de leur hypocrisie, de leur lâcheté surtout à devoir affronter un monde dans lequel ils doivent s’investir pour l’améliorer alors qu’ils ne font que le détériorer au profit d’une minorité élitiste dirigeante qui n’a que faire des conditions désastreuses que nous créons et que nous subissons.

Je vais peut-être même mettre un terme à mes souffrances en me suicidant, car je ne crois pas pouvoir supporter non plus d’être un légume dans un système hospitalier qui ne cherche plus que rendement et productivité.

Je suis las d’un monde où l’humain et les valeurs que nous avons défendues durant des siècles sont floués et foulées au sol. Je suis fatigué d’être conscient que nous n’allons nulle part, que l’humanité court à sa perte en suivant les directives de ces individus que nous avons alimenté de nos vies durant des siècles. Je suis saturé par la bêtise qui règne dans ce monde, où les individus ignorants préfèrent se cacher derrière des excuses absconses pour ne pas assumer leur responsabilité, qui mettent en place du pouvoir des parasites qui ne défendront que leurs intérêts personnels et privés, aidés par ceux-là même que nous voulons combattre.

Je n’ai pas encore le courage, la force du désespoir de mettre un terme à ma vie, je dois être aussi lâche que la majorité silencieuse qui m’entoure, et je l’avoue, j’espère.

J’espère qu’un cataclysme à l’échelle mondiale se déclenche pour que la majorité prenne conscience de son unité, malgré nos différences, de langue, de société, de culture, de spiritualité, nous avons tous les mêmes attentes, les mêmes aspirations, nous ne souhaitons en vérité qu’une chose, la paix. La paix de l’âme, de l’esprit, du corps, dans la vie, tout ce que nous voulons c’est pouvoir profiter de ce que le monde a à offrir de meilleur, mais nous ne voulons pas nous impliquer, par peur de voir nos efforts effectués en vain.

Pendant longtemps j’étais plein de colère, de haine même, mais j’ai compris que c’était contre moi que ces sentiments étaient dirigés, que c’était par lâcheté, celle de m’investir dans un combat que je trouve vain que je me détestais, je me déteste encore, bien plus parce que je sais et je suis aussi impuissant que le nouveau-né qui sera manipulé par des parents ignorants de la valeur intrinsèque qu’il recèle, valeur d’un avenir meilleur, d’un monde uni.

Car voilà tout le problème, la division des individus, leur sectarisation en groupuscules plus extrémistes les uns que les autres. Pourtant nous voulons tous la même chose, nous sommes sur un caillou dans l’espace depuis plusieurs millions d’années, nous avons vécu des civilisations qui se sont écroulées parce qu’elles n’ont pas su exprimer à ceux qu’elles rencontraient, qui ne parlaient pas la même langue qu’elles, qui n’avaient pas les mêmes croyances qu’elles, qu’en fait le but était commun, le point de vue ne faisant que différer.

Aujourd’hui je suis fatigué, j’en ai marre de moi, de cette conscience que j’ai que ce n’est pas encore demain que l’humanité verra l’unité qu’elle représente se former et devenir une force pour l’avenir.

Aujourd’hui je suis las d’être, de survivre dans un monde où, bien que la différence soit une richesse on en fait un obstacle, une contrariété, une raison pour s’opposer, au lieu de mettre en évidence ce que ces différences ont à nous apporter, pour nous rendre meilleurs, pour nous permettre d’avancer.

J’ai pris la décision de ne plus faire partie de cette société, je vais peut-être fuir, aller finir mes jours dans un champ d’Inde, car je ne veux plus de cette civilisation qui divise les individus alors que nous sommes tous humains, du moins ceux qui reconnaissent en eux cette étincelle divine qui nous anime et nous permet d’espérer.

Hélas je n’ai pas les moyens de le faire, pas la possibilité de fuir, et c’est ce qui m’étreint, ce qui me freine et éteint en moi tout espoir de continuité.

Je sais pourtant qu’il y a parmi nous des individus qui sont prêts à se battre, à dire non à la bêtise, à la débilité qui anime cette société, où laisser les êtres dans l’ignorance rapporte plus que les instruire et les libérer de l’obscurité de croyances primitives et archaïques dans un système pyramidal qui n’a plus de raison d’être.

Demain je serais peut-être encore là, je ne sais pas, je ne me projette plus loin que la journée que je vis, car la souffrance qui est en mon cœur est telle que je ne sais si je vais encore supporter longtemps ce que je suis.

Qu’est-ce que je suis ? Je n’en sais rien, enfin pas grand-chose, je suis un individu avec un rêve dont il sait qu’il peut devenir une réalité, un aboutissement pour tous et chacun, je suis un rêveur conscient, je suis un sage totalement fou, car je ne crois pas ce que cette société nous enseigne, que nous devons être des esclaves soumis pour permettre à nos maître de vivre ce que jamais nous n’aurons l’occasion de contempler sinon à la télé.

Je vous demande une seule chose, d’apprendre autant de choses que vous les pouvez, de réfléchir ce que vous avez acquis pour savoir si vous agissez correctement, dans le sens d’une humanité saine ou celui d’une société malade.

Nous sommes le monde, c’est ce que nous faisons qui forge notre devenir, il n’y a pas de destin, pas de fatalité, il n’y a que nos choix et nos responsabilités, nous devons, nous nous devons de les assumer dussions-nous souffrir physiquement pour que nos idées soient une réalité et pas seulement un rêve castré.

Tous ces mots ne sont que l’expression de ma peur, de l’ignorance que je subie quant à mon devenir, car je ne vois pas d’issue à mon existence, je ne vois que ma fin, et même si je ne suis pas d’accord avec vos idées, je suis prêt à mourir pour que vous puissiez les exprimer, je ne veux simplement pas en arriver là.

Je n’ai pas fini de dire ce qui me fait souffrir mais je ne vais pas aller plus loin aujourd’hui, les larmes m’empêchent de voir ce que j’écris.

De la nécessité de changer d’humanité

Suis-je donc le seul à souffrir de la bêtise de mes contemporains, à pleurer chaque matin face à mon impuissance, face à la fatalité que je vois poindre dans mon reflet ?

Oui j’ai envie de mettre un terme à mes souffrances, puisque je ne suis pas capable, plus capable vraiment de les supporter, mais je suis aussi lâche que la majorité, j’ai peur de ne pas voir que je me suis trompé, qu’il existe un espoir pour nous tous de voir des lendemains meilleurs se lever.

Oui j’ai envie de me foutre en l’air quand je lis que la Russie édicte des lois homophobes, que la Chine nie la vérité sur les malades du SIDA, que l’Europe est soumise à un Fond Monétaire International qui comme toute société privée n’a que faire du devenir des citoyens dont elle a supprimé la souveraineté.

Oui j’ai aussi envie de prendre les armes et de me soulever, de me battre pour éliminer jusqu’au dernier débile qui foule cette planète d’arriérés.

Je suis fatigué de toute cette vie que j’ai passée à apprendre à voir dans mes semblables que je n’avais rien de commun avec eux, et que je ne peux rien faire pour ramener à la raison ceux qui en ignorent jusqu’à l’existence.

Tout ce que je peux faire c’est coucher mes mots sur le papier, plus exactement cet écran où vous les lirez, et grâce auxquels, peut-être vous vous interrogerez quant à savoir si vous ne serez pas le prochain à baisser les bras, à vous désister.

J’aime la vie et j’aime l’humanité, je suis prêt à tout pour apporter au monde tout ce que je sais, et ma vision globale de la fraternité humaine dont nous faisons partie fait de moi un monstre, car peu, trop peu d’individus sont comme moi aussi conscient des enjeux et des risques qu’elle court à se battre pour survivre.

Aujourd’hui je suis fatigué, j’ai besoin de repos, j’ai besoin de m’isoler, de m’absoudre de ce monde de fou, où je n’ai peut-être pas ma place, car j’ai bien essayé.

Nous avons besoin de changer le monde car c’est lui qui imprime son état à nos personnalités, nous pouvons, nous avons seuls le pouvoir de faire en sorte qu’il ressemble à ce que nous voulons qu’il soit, et par lâcheté, moi le premier, nous baissons les bras, car nous nous sentons esseulés, vaincus avant même d’avoir levé la voix pour dénoncer les injustices dont d’autres que nous sont victimes ici-bas.

Il ne tient qu’à nous de faire ce que nos parents n’ont pas eu le courage et la conscience de faire, sans quoi ce monde va ressembler à la plus grande des prisons de la voie lactée, et je ne tiens pas à finir ma vie en prisonnier.

Je préfère mourir en être libre que de vivre en esclave.