Une Formation qui ne dit pas son Nom : Épisode XVI & Fin

Mazel Tov !!

Nous sommes parvenus à boucler la boucle, à remonter la pente (rien à voir avec ce pauvre Sisyphe même si…), à atteindre la ligne d’arrivée, et comble de l’ironie, ce cours porte sur Git !
Le jour où Microsoft annonce le rachat de Github à hauteur de 7,5 Milliards de $, un cours sur Git…

“Bon alors comme le cours est tout pourri, on va faire quelque chose autour de GitLab…” dixit l’intervenant (qui se reconnaîtra)…
Git, on en avait déjà eu un aperçu dans les premières semaines de cette auto-télé-non-formation, là nous entrons de plain-pied dans le dépôt de contribution, le panier à script, la source de l’open, le coffre aux merveilles (Merci Linus 🙂 ).

Alors ce n’est pas à ceux qui l’utilisent quotidiennement, furieux AdminSys Senior qui hantent les Internets que je vais faire l’article, ni même aux dev de tous poils (soyeux et alimentés à la pizza bon marché) non, c’est à cette élite de mes lecteurs néophytes, les utilisateurs de base, les pré-technophiles que je vais m’adresser.

Enfin non, en fait, parce que pour leur parler de Git, il faudrait que je l’utilise, que je l’exploite, que je passe mes journées, mes soirées, mes nuits, ma vie sur les dépôts parce que simplement je ne code pas, pas même un petit script en bash shell, alors qu’en bon AdminSys je devrais en faire à tour de bras, après tout, “si tu as une tâche répétitive à faire, scripte la, tu te feras nettement moins chier…” mais bon…

Donc voilà, dernière semaine de cette Formation qui ne dit pas son Nom, derniers jours à côtoyer des personnes intéressantes, riches humainement (sauf certains mais nul n’est parfait et moi le moins), dernières heures à partager l’ennui, le doute, l’incompréhension du fiasco de cette fumisterie que vous avez suivi, semaine après semaine, ou pour certain·es tout d’un coup (les pauvres, désolé)…

Seize semaines à devoir ne pas comprendre comment une entreprise spécialisée dans la formation professionnelle, avec un chiffre d’affaire de 42 Millions d’€ en 2016 parvient à faire ce genre de foutoir. Ce n’est pas comme si elle n’avait pas reçu des subventions de divers organismes public (Merci Pôle Emploi de m’avoir déconseillé de déclarer que je suivais cette auto-télé-non-formation avec pour conséquence de ne pas avoir eu mes indemnités chômage réduites de moitié), quand on se dit qu’elle nous a vendu la formation à 7000€ par tête de pipe, que nous étions 33 au total (DevWeb et DevOps – pfff :D) confondu, ça fait quand même près de 231K€, tout ça pour avoir des locaux loués gracieusement à la ville de Puteaux (qui n’est pas la dernières des communes de France dans l’exercice du détournement de fonds publics), des machines rachetées en occasion pour 7000€ (PCs, écrans, deux imprimantes laser couleur, deux vidéoprojecteurs – eux aussi offerts gracieusement), avoir lancé un crowdfunding de 5000€ (atteint en mars de cette année), c’est à se demander où est allé ce fric… ben pas dans nos poches, nous avons dû apporter un micro-onde (Merci C. WebDev) une cafetière familiale (certainement achetée une poignée d’euros) pour pouvoir avoir un repas chaud si nous ramenions de quoi nous nourrir et du café (carburant indispensable à tout informaticien qui se respecte – même si le thé reste un bon palliatif).

Seize semaines à faire notre connaissance, découvrir des disparités de niveaux telles qu’un tiers seulement des 13 “DevOps” sont aptes à occuper le poste d’AdminSys GNU/Linux qui nous a été vendu, sans parler de notre incapacité patente de pouvoir obtenir le LPIC-101 (qui ne nous permet que de pouvoir passer le 102 dans les 4 mois suivants afin d’être certifiés) but avoué des “organisateurs”, oui entre guillemets toujours, parce que pour avoir eu 5 intervenants prévenus la semaine précédentes de leur participation à ce bordel-sans-nom, qui devaient découvrir le matin même que le cours qu’ils devaient donner était vide de sens, que les exercices étaient difficilement réalisables, que les TDs eux, ne l’étaient pas du tout, sans qu’ils soient même AdminSys ou Certifiés (alors que l’entreprise “organisatrice” est celle qui fait passer la certification LPIC) c’est à se demander si la volonté de foutage de gueule n’était pas réel dès le départ…

Mais attention, attention car cette entreprise est une citadelle, celle d’une famille, les Z. dont Papa, Maman et Frangin sont les seuls autorités capables de s’exprimer sur le fonctionnement de leur “Grand Œuvre”, seuls à pouvoir siffler leurs employés (je dirais plutôt esclave ayant vu le contenu d’un contrat de travail, où seuls pipi et caca ne sont pas propriété de l’entreprise), seuls à pouvoir décidé si ce qui est à faire mérite de l’être et surtout seuls à décider s’il convient d’y mettre le moindre € alors qu’ils perçoivent monceaux en financement public (Ah la Grande École du Numérique…).

Ainsi ce billet, légèrement anticipant la fin, et regroupant comme vous vous doutez certainement le billet hebdomadaire et le Bilan de fin de Formation qui ne dit pas son Nom sera le Glas sonnant la mort de ceux qui affronteront la prochaine sessions (que les dieux de l’informatique, RMS et Linus soient avec eux).

Ainsi donc nous voilà parvenus à la fin d’une aventure, et je voudrais vous remercier de m’avoir lu, d’avoir donné corps à mes mots, d’avoir supporté mes maux également, car pour moi ce fut une traversé dont je me relève difficilement (ceux qui me connaissent savent de quoi il retourne, pour les autres, mes billets États d’âme parlent d’eux-même), et particulièrement F. mon camarade, et j’espère mon ami, grâce à qui j’ai pu avoir le courage de monter ce blog, et le serveur qui l’abrite (oui j’ai dit l’abrite… 😀 )…

Voilà, une page se tourne et c’est le cœur plein d’émotion que mes doigts caressent les touches de mon clavier, espérant que mon expérience saura éveiller en vous curiosité et ténacité, curiosité dans la suspicion que l’on peut avoir à s’engager dans ce genre d’entreprise, la ténacité pour parvenir à sa fin.

Je vous remercie une nouvelle fois et vous invite ouvertement, grandement, avec la plus grande affection à commenter ce que vous lisez et si des questions vous viennent sachez que je serai toujours là (jusqu’à mon dernier souffle) pour y répondre…

Je vous aime, car sans vous tout ceci n’aurait pas existé, mais sans moi vous n’auriez pas autant rigolé…

Que le Manchot Nain soit votre guide…

Un Étranger Parmi Ses Semblables

Une Formation qui ne dit pas son Nom : Épisode XV

Coucou les doudous…

Alors cette semaine nous allons apprendre comment “Capitaliser et Professionnaliser une Infrastructure”, tout un programme…

Donc en fait il s’agit principalement d’un cours sur Elasticsearch (ELK pour les intimes), avec bien entendu (?) Logstach et Kibana, et le monitoring avec Zabbix.

Pour vraiment tirer parti de cet enseignement hautement qualitatif il faudrait déjà que nous puissions avoir un serveur Web, même si c’est Apache, avec un contenu pour indexer quelque chose et monitorer son fonctionnement pour peu qu’il y ait des accès au site etc… Ben non, raté ce sera donc purement théorique sauf pour certains qui pourront jouer avec à la maison, sur leur serveur dédié.

Encore une semaine très active (merci la grève de Cheminots #JeSoutiensLaGrèveDesCheminots) car sur 5 jours il n’y a pas eu beaucoup d’activité, de présence et de suivi, en même temps, on arrive en fin de calvaire (encore une semaine) et ce sera avec allégresse et beaucoup d’espoir que nous nous lancerons sur le marché du travail, prêts à en découdre avec les infrastructures professionnelles de nos employeurs respectifs (désolé pour ceux qui ont signé chez les “organisateurs” de cette auto-télé-non-formation) et pouvoir donner le meilleur de nous-mêmes.

Bon j’avoue, je suis super, méga, ultra optimiste… ou pas 🙁

C’est donc en autodidacte assumé, encore, que nous ferons la découverte de ces technologies fort intéressantes au demeurant, mais pour le moins difficiles à appréhender seuls. Après tout ce n’est pas comme si durant quatre mois nous avions été coaché de main de maître et soutenus dans notre approfondissement cognitif d’un système qui apparaît être autrement plus complexe que l’univers Microsoft et qui néanmoins est beaucoup plus intéressant.

Cette semaine marque le coup d’absences permanentes de certains participants, n’ayant plus qu’un nombre restreint “d’apprenants” ayant le courage de se lever pour aller passer une journée dans une salle où la chaleur à remplacé le froid glacial du début d’année, heureusement que ces “super locaux” sont climatisés, enfin froid en hiver et chaud en début d’été…

“La route est longue, mais la voie est libre” disent nos amis de Framasoft© 😉 et bien je dirais que pour certains prenant le Libre et l’Open-Source pour une manne financière cette route est bien défoncée et la voie semée de fumisterie pédagogique (et je parle de professionnels de la formation d’entreprise).

Enfin, encore une semaine, et la boucle sera bouclée, avec dix participants ayant trouvé un emploi (où, je ne saurai le dire sinon que cinq d’entre-eux vont atterrir à Puteaux, dans une Tour portant le nom de l’inventeur du paratonnerre et du rocking-chair).

La semaine prochaine, ultime torture, ce sera Git et l’actualité nous permettra d’en rire.

See you next week fellows…

Une Formation qui ne dit pas son Nom : Épisode XIV

Coucou les petits ogres !

Aujourd’hui nous allons entrer dans le pur bullshit qui sied à une entreprise spécialisée dans le Marketing Digital du Cloud qui Performe dans la Blockchain : Les Infrastructures Cloud

Bon vous voyez déjà qu’offrir ce niveau de prestation à une population qui n’avait jamais vraiment utilisé GNU/Linux, voire un autre système d’exploitation (à part le Capitalisme) c’est entrer de plain pied dans la plus grosse fumisterie pédagogique qu’on puisse offrir de nos jours.

Donc j’attaque…

Iaas ; Amazon ; OpenStack ; OpenNebula ; Cloudstack ; Google Cloud ; Ms Azure ; vCloud

Oui, moi aussi j’ai eu la même réaction, effarement, peur, rires (nerveux), pleurs, abattement…

Jetons un oeil à la suite (récupérons le vite pour continuer de pleurer surtout)

  • Keystone : Authentification, autorisation et catalogue de services
  • Nova : Compute
  • Glance : Registre d’images
  • Neutron : Réseau en tant que service
  • Cinder : Stockage block
  • Horizon : Dashboard web
  • APIs : comment les utiliser
  • Swift : Stockage objet

 

Je rappelle à l’aimable assistance qu’il y a encore treize semaine la plupart d’entre-nous n’avait jamais administré un poste, voire jamais installé un OS…

Oui vous aussi vous trouvez que ça pique, que ça interpelle le bon sens, que ça nous fait nous poser de vraies questions sur le but et le sens de cette auto-télé-non-formation ? Bingo, imaginez un peu comment nous pouvons l’appréhender, car surtout, nous avons atteint un tel niveau de compétences que la présence d’un intervenant compétent est superflue, oui oui, vous avez bien lu, pas la peine de dépêcher un AdminSys compétent sur place pour répondre à nos éventuelles questions, nous rassurer quant à nos doutes, voire, éventuellement, nous permettre de comprendre ce dont on veut nous parler…

Bon à leur décharge, ils ont subi une telle perte de personnel suite à une politique interne de valorisation des salaires que leurs meilleurs éléments ont fui (ben oui quand tu n’augmentes pas le salaires des individus que tu emploies au-delà de 0,8%, euh comment dire, normal quoi…)

Donc nous voilà à deux semaines de la fin de cette sombre fumisterie capable de monter des infrastructures Cloud en virtualisation par containers en théorie…

Oui parce qu’en pratique, c’est pas du tout, mais alors, pas du tout ce dont nous sommes capables grâce à leur programme pédagogique (inexistant), les compétences de leurs formateurs (absents sur plus de 80% du temps de formation), le confort des salles de formation (une climatisation qui a soufflé du froid durant toute la période hivernale de février et qui souffle maintenant du chaud alors que la température moyenne atteint les 23°C à l’extérieur), bref en quatorze semaines nous sommes devenus des Boss de GNU/Linux (RMS tient toi prêt – à pleurer) alors recruteurs avides d’AdminSys Junior GNU/Linux viendez sur LinkedIn©® (vous n’y verrez pas mon CV, en revanche la poignée de champions aux genoux de l’entreprise “organisatrice” de cette auto-télé-non-formation, attireront votre regard à coup de photos retouchées, de jolis graphiques ineptes et de contenu mensongers)

Je vais m’arrêter là, pour cette semaine, ça fait toujours mal de mettre le doigt au fond d’une plaie béante (qu’est notre ignorance)

See you next week to learn how “Capitaliser et professionnaliser une infrastructure” (pour rappel nous devions être préparés à l’examen LPIC-101)

Une Formation qui ne dit pas son Nom : Épisode XIII

Salut toutes et tous !

Pour cette semaine nous allons entrer dans une phase délicate, un sujet sensible, la Virtualisation (un peu comme cette auto-télé-non-formation)

Nous avons donc au programme KVM et XEN, enfin surtout KVM parce que bien que l’intitulé du cours indique un document pour chacun de ces outils celui sur XEN est au abonnés absents (comme l’intervenant de la semaine).

Alors je ne vous dis pas la rigolade en voulant installer KVM, le faire fonctionner, et pouvoir s’en servir en utilisant le cours… Raté ! Tellement mal foutu que le contenu n’aide en rien à la mise en oeuvre de l’outil, pourtant réputé, sur nos postes client. Et ce n’est pas le fait d’avoir tenté de trouver des infos sur le net, car les tutos sur KVM (oui nous sommes obligés d’aller glaner sur “les Internets” des sources fiables tant celles qu’on nous fournit sont un bullshit intersidéral à la hauteur des procès contre l’entreprise en charge de “l’organisation” de cette “formation”)

Ainsi donc après quelques heures perdues à installer et configurer une VM correctement nous tentons de nous lancer dans les TDs, et là, je vous le donne en mille, vous qui lisez mes billets ne serez pas étonnés d’apprendre que, ben non, les TDs ne sont pas réalisables ben oui, on nous demande d’utiliser la technologie CEPH pour les réaliser… euh ‘scusez moi m’sieur’dame, mais c’est une tech cluster il me semble, et grâce aux compétences communiquées dans cette “formation” il est évident que non seulement nous pouvons comprendre de ce dont il est question mais qui plus est maîtriser suffisamment le bouzin pour en monter une infrastructure sur nos postes clients… oui oui oui… J’hésite entre peine, colère, frustration, ou un mélange des trois…

Bref vous vous doutez bien qu’aucun d’entre nous n’a pu mener à bien les TDs quand bien même il était parvenu à configurer correctement son KVM…

Encore trois semaines de torture mentale et nous pourrons enfin tourner la page de cette sombre fumisterie qui s’apparente plus à du détournement de fonds publics (ben oui Pôle Emploi, les Missions Locales et autres organismes publics – coucou la Grand École du Numérique – ont financé à hauteur de plusieurs centaines de milliers d’euro cette tartuferie), pour une entreprise qui organise des formations professionnelles à des tarifs indécents, dont la direction se targue d’être proche d’Emmanuel Ier c’est vraiment, mais vraiment un scandale, une escroquerie, voire un crime…

La semaine prochaine, accrochez-vous, ce seront les Infrastructures Cloud qui seront à l’honneur…

Tschüss !

Une Formation qui ne dit pas son Nom : Épisode XII

Helloooo

Cette semaine c’est wacances ! \o/ mais c’est surtout Serveurs de Messagerie…

Forcément comme l’entreprise organisatrice de la non-auto-télé-formation est fermée pour raison de ponts successifs (mardi et jeudi férié) ben pas d’intervenant, pas de formation, mais quand même accès au cours et aux exercices.

Et là c’est le drame !

Déjà que le contenu des supports de cours était misérablement vide d’intérêt, nous voilà avec une série de slide dont la moitié est vide (trois slide pour une fonction…) et surtout fait par un professionnel du monde des Serveurs de Messagerie, un développeur Java, qui ne se trouve même pas en France mais à Hanoï (comme quoi ça permet de faire des économies la délocalisation de ressources…)

Quand on découvre que nulle part il est question de Dovecot, de Roundcube alors que ce sont quand même les outils les plus employés actuellement en terme de messagerie sous GNU/Linux, on découvre Cyrus (je ne savais même pas que c’était employé quelque part comme Serveur Mail)…

Je vous passe l’inconsistance des cours, habituelle, et de la vacuité des TDs

Et là je me demande où je suis tombé, moi qui ai passé plus de 15 ans à faire de la Messagerie sous Windows, avec Exchange (depuis la version 5.1 jusqu’à la version 2010) j’ai l’impression d’avoir affaire à quelque chose de totalement nouveau, mais non en fait.

Le cours est ésotérique, aucune explication véritable, juste une suite de copies d’écran (bien entendu disproportionnées comme ça on ne peut pas voir la totalité de la ligne de commande dans le slide PDF) des pages vides, ou avec un titre, d’autres avec une copie de terminal mais sans explication aucune, bref un stagiaire de 3è aurait fait mieux…

Je me demande vraiment si nous avons un recours possible pour poursuivre ces fumistes en justice quant au préjudice moral, financier, matériel qu’ils nous font subir avec le petit caprice de pimbêche m*** b***ée (non je ne cite personne, mais je pense qu’une certaine personne se reconnaîtra)…

Enfin voilà, non seulement nous faisons de la télé-auto-formation mais sur du vide, quand je disais dans le billet précédent que Code Academy et How To Forge nous apporte plus en une heure que les 12 semaines que nous venons de traverser je suis effondré…

Don voilà, je vais pas m’étendre plus sur cette semaine, car ce n’est pas ainsi que nous saurons installer un serveur de messagerie, voire le configurer et encore moins l’utiliser, et ça nous n’y pouvons rien, car nous étions là pour apprendre, pas pour être pris pour des cons, car c’est bien pour ça que l’entreprise organisatrice nous prend, des moins que rien, ce qui n’est pas étonnant pour des proches d’Emmanuel Ier…

La semaine prochaine nous abordons la Virtualisation de Système, ah tiens on va nous parler de Docker ou encore de KVM ?

Vous le saurez la semaine prochaine… ou pas…

Take care…

Une Formation qui ne dit pas son Nom : Épisode XI

Coucou !

Aujourd’hui les choses se corsent : Savoir déployer une architecture de serveur Web

Et là on se dit, chouette on va faire de l’Apache, du Nginx, des bases MySQL… Et bien non, enfin si mais vite fait, avec le minimum d’infos pratiques et surtout le même sérieux dans le contenu du support de cours et le suivi pédagogique…

Bref, je suis fatigué, comme la quasi-totalité des participants à cette non-auto-télé-formation, c’est vraiment du bullshit…

L’entreprise organisatrice n’en a strictement rien à foutre quant à savoir si nous aurons acquis les compétences nécessaires pour d’une part valider l’examen LPIC-101 et d’autre part assumer le poste d’AdminSys qu’elle nous a promis (oralement, faut pas non plus déconner, les écrits restent et ils ne veulent pas de traces de leur incompétence pédagogique)

Dire que cette entreprise vend des formations à des professionnels à prix d’or (près de 3000€/semaine/personne pour 5 jours sur BASH) je me demande si je ne vais pas ouvrir ma propre structure d’escroc, bon avant faudra que je me rapproche d’Emmanuel Ier et de sa cour pour ne pas avoir à craindre d’être exposé aux yeux d’un public ignorant friand d’acquisition de compétences.

Donc, nous avons passé une demi-journée à lire le support de cours, qui ne nous a rien appris, car lors de la tentative de réalisation des TDs même l’intervenant a rencontré un problème majeur empêchant la finalisation de l’exercice, pathétique.

En plus de ça le contenu des TDs est clair, il faut faire ça dans un container Docker alors qu’on ne nous a toujours pas montrer comment faire et surtout expliqué clairement ce qu’était un container comment ça fonctionnait et pourquoi on nous brisait les noix avec Docker alors que LXC est nettement plus souple, mais moins à la mode…

C’est devenu du grand n’importe quoi…

Je tente de rester calme en écrivant, parce que je ne peux rien faire d’autre que vous dire combien il faut éviter et cette entreprise Ô mes ami-es qui souhaitez avoir un boulot en environnement GNU/Linux, et ce type de non-auto-télé-formation si vous pensez que vous avez besoin d’aller au-delà de Code Academy ou How to Forge qui sont nettement mieux fait et plus sérieux que tout ce que j’ai pu voir issu de chez les responsables du fiasco annoncé qu’est ce cursus.

L’avantage de tout ça, c’est que moi qui doutais, et doute encore un peu de mes compétences sous GNU/Linux, je me rends compte que j’en sais suffisamment pour bosser et faire mieux que tout ce qu’ils m’ont présenté jusqu’à ce jour…

La semaine prochaine sera off, même si nous devions voir les Serveurs de Messagerie, et là vous vous dites que c’est le sommet du pompom, mais attendez le prochain billet pour pleurer d’horreur/de rire…

Bisous à toutes et tous

Une Formation qui ne dit pas son Nom : Épisode X

Salut à toutes et tous,

Cette semaine nous allons “apprendre” comment installer et configurer un serveur LDAP…

Attendez, on me dit dans l’oreillette que bien que ce soit le programme nous ne disposons non plus d’une journée complète de présence d’un intervenant mais de deux demi-journées, après tout les cours sont si bien faits (sarcasme) qu’un intervenant serait bien à mal de pouvoir nous enseigner quoique ce soit avec ce type de support.

Aussi, comme d’habitude, ben on va faire avec les internets et nos petits cerveaux pour ne pas avoir à subir la qualité déplorable de ces supports de cours dont le contenu en plus d’être totalement dépassé et à côté de la plaque en terme de ressources, est vide d’intérêt pratique.

Je ne vous enlèverai pas que les exercices et TDs sont toujours aussi peu réalisables, que l’entreprise organisatrice de la formation est au courant mais ne fait toujours rien pour améliorer la chose et qu’en plus nous sommes tenus responsables de notre incompétence (ce qui est logique pour des amis à Emmanuel Ier qui considère que les pauvres, ou les ignorants, sont responsables de leur situation)…

Donc cette semaine une demi-journée de cours, enfin de lecture du support de cours est largement suffisante à leurs yeux, sans oublier que LDAP n’est pas au programme du LPIC-101. Autrement dit une semaine de perdue alors que l’échéance arrive à grand pas…

Je vais faire court, car je commence à être sincèrement excédé par l’absence de sérieux, pas le manque, mais bien l’absence de sérieux de l’entreprise organisatrice quant à la tenue de cette “formation”.

La semaine prochaine ce sera super intéressant puisque nous verrons comment installer et configurer un serveur web (je ne vous cache pas que j’ai déjà acquis cette compétence puisque vous me lisez sur une page hébergée sur mon serveur mis en œuvre par mes propres moyens…)

See you next week…

Une Formation qui ne dit pas son Nom : Bilan mi-saison

Voilà, voilà, voilà, huit semaines viennent de passer.

Nous sommes arrivés avec de l’espoir et de l’ambition il y a huit semaines, qu’en reste-t-il à mi-parcours…

Ben, comment dire…

Dans ce billet il sera question de la Formation qui ne dit pas son Nom, mais aussi de toute autre chose, même si.

Alors je commence avec cette “formation”…

Celles et ceux qui ont lu, ont pu constater que tout n’est pas formidable au royaume des formations estampillées “Grande École du Numérique”, car la réalité, comme beaucoup de choses au Royaume de la Start-up Nation, n’est pas vraiment rose.

Je récapitule :

Nous attendions cette formation avec impatience, l’ayant découverte au détour des méandres du net, notre désir de parfaire nos connaissances et d’améliorer nos compétences dans ce domaine était grand. Et nous l’avons attendu cette formation, recrutés fin en Novembre avec un début de formation annoncé en Décembre, voire Janvier, elle n’a commencée que le 19 Février. En effet l’organisation de la formation n’ayant pas non plus été capable de recruter le numerus suffisant pour la session AdminSys (DevOps), nous patientons. Nous avons donc 3 mois d’attente pour notre part, et de préparation de la part de l’entreprise organisatrice, enfin en principe, car…

Quand nous sommes arrivés le 19 Février les choses sont perturbantes, pour le moins.

Pour rappel le mois de Février a été froid, et la salle dans laquelle nous sommes arrivés est climatisée, mais en froid, pas chauffée, bon départ.

Les machines sur lesquelles nous serons amenés à travailler sont sous Ubuntu 16.04 LTS, gentiment installées par les participants à la formation WebDev arrivés 3 semaines avant nous. Oui car le modèle pédagogique n’est pas vraiment clair, pour le moins.

Le hic c’est que dès le début nous rencontrons des soucis avec l’accès root sous Ubuntu, n’ayant pas le mot de passe du root il est difficile à chacun de gérer son poste et d’accéder correctement au système. Du coup nous prenons l’initiative de monter Debian Stretch sur tous les postes, et la blague commence. En effet, malgré les pré-requis demandés par l’organisation de la formation (suivi d’un tuto Bash et installation d’un serveur via HowToForge) nombre de participants ont à peine manipulé un pc dans leur vie, et seulement cinq d’entre-nous ont un passé informatique. Alors je ne vous raconte pas l’installation d’un Debian par un néophyte en informatique (oui en informatique pas qu’en environnement GNU/Linux) mais je vais le faire quand même.

Booter sur une clé usb contenant une image netinstall de Debian, ça, ça va. avancer dans le menu d’installation jusqu’au partitionnement du disque, à la rigueur, mais configurer le partitionnement d’un disque alors qu’on n’a jamais ou peu s’en faut, manipulé un ordinateur et seulement en mode utilisateur occasionnel, euh comment dire… Joker !

Donc avec toute la patience qui me caractérise, j’explique à mes camarades comment partitionner et continuer l’installation. Ah oui il faut choisir l’environnement graphique. Ah oui il faut aussi mettre un mot de passe root et créer un utilisateur avec un mot de passe associé…

Finalement je n’ai du relancer l’installation que 6 fois sur 2 postes parce que les utilisateurs ne lisaient pas les pages d’installation et au final se retrouvaient avec un Debian inutilisable, passons…

Ce qui est le plus dérangeant dans ce programme pédagogique, c’est d’une part que ça n’en est pas un, et qu’ensuite le contenu est totalement inadapté au public auquel il s’adresse.

Dès le premier jour on nous parle de SSH, de sécurisation de connexion, sans même nous donner des bases fonctionnelles sur GNU/Linux, les commandes sont survolées, les exercices ne sont réalisables qu’avec de longues recherches sur le Web (Big Up au CERN) et les travaux dirigés (par personne car faut pas déconner, un intervenant une fois par semaine c’est déjà cher payé, surtout s’il n’a été averti de son intervention que quelques jours plus tôt et ne connaît pas forcément le sujet qu’il sera amené à traiter) ne sont pour la plupart pas réalisables du tout en tant que tel, de par leur énoncé totalement ésotérique et les procédures à suivre sans qu’il n’y ait un rapport quelconque avec les cours.

Tout cela je l’ai dit, mais rappeler qu’une formation, même en mode “Do It Yourself”, doit fournir un minimum d’outils ainsi que la façon de s’en servir pour permettre aux participants de comprendre ce qu’ils font et d’avancer dans la connaissance d’un système sont des choses un peu nécessaires voire indispensable. Mais c’est trop de travail pour une organisation dont le Responsable Pédagogique initial était un stagiaire partant avant le début du programme de formation, que le rédacteur des cours n’a eu que trois semaines pour pondre quatre mois de cours, incluant exercices et TD, alors que tout ça aurait dû être fait un an, voire quelques mois auparavant, c’est s’assurer d’un ratage annoncé.

Car en effet avec la montée en pré-requis des contenus des cours et des TDs, nous avons tous été doucement largués.

Et ça c’est le problème, car le fait d’être largué est tout à fait normal pour des personnes qui ne sont pas issues du milieu informatique, le hic c’est qu’il n’y a aucun soutien pédagogique de la part de l’organisation qui nous reproche même de critiquer le contenu et le suivi de cette formation sans se remettre en question ou en cause à aucun moment.

“Le but de cette formation est de permettre la réinsertion professionnelle des jeunes et la reconversion des plus âgés”. Bullshit !

Lors de la session de recrutement le maître mot était “tu vas voir, après y’aura du boulot pour tout le monde” mais en vérité qu’en est-il ?

Nous sommes treize participants, quatre d’entre-nous ont été approchés par l’entreprise organisatrice de cette formation et on décroché un contrat, mais pour les neuf autres l’histoire est toute autre. Déjà ceux qui ont été recrutés ne l’ont pas été sur leurs compétences en informatique, ce serait trop sérieux, pas assez disruptif, trop mainstream, non soyons oufs, signons des noobs en leur faisant croire qu’ils vont pouvoir administrer des serveurs GNU/Linux en quelques jours, semaines, mois… oui oui oui, c’est cela, et la marmotte… Les autres ont du faire comme d’habitude, prospecter sur internet et trouver un contrat par eux-mêmes, donc l’intérêt de faire partie de cette session de formation à ce niveau est totalement absent. Après tout on a déjà accès à des slides obscurs, des machines pour les lire et un local (à la limite d’usage) alors n’en demandez pas trop !

En revanche au lieu de nous fournir du personnel pédagogiquement et techniquement compétent ben on nous lance une RH (dont je viens d’apprendre le départ prochain) pour nous apprendre à rédiger un CV et créer une page Linkedin (sérieux !!) pour être plus visibles et avoir une chance d’intéresser un recruteur. “Mais Madame, si on mets que du bullshit dans notre CV c’est pas grave ? – Non ce qu’il faut c’est qu’il soit joli pour que la RH qui le verra ait envie de vous recevoir en entretien. – Même si on n’y connaît rien ? – Non pas grave je vous dis, et puis taisez-vous, faites moi un beau CV ou je dis à la direction que vous êtes pas gentil et vous n’aurez pas de travail à la fin !!”. Bon c’est caricaturé mais c’est un peu ce qu’on nous a dit.

Après ces 10 semaines nous sommes plusieurs à nous inquiéter, certains ont même ouvertement démissionné même s’ils sont parfois présent, l’assiduité liée à la motivation a fondu comme neige au soleil. Nous sommes conscients, du moins la plupart, quatre/cinq éléments croient encore aux licornes qui chient des arcs-en-ciel, qu’il n’y aura pas forcément d’issue positive au sortir de la formation, et même certains qui ont signés leur embauche ne sont pas sûrs de rester longtemps dans une entreprise dont les dirigeants sont des petits tyrans, mode Macron.

Car c’est un peu ça l’esprit, on te donne accès à du bullshit et si tu ne comprends pas que l’entreprise organisatrice de la formation fonctionne comme ça, ben t’as rien à faire là. Oui tiens parlons en un peu de cette fumisterie.

L’entreprise qui organise la formation a pignon sur rue, de nombreux contrats pour les services publics, mais ce qui n’est pas dit c’est qu’elle a aussi beaucoup de procès, aux prud’hommes, principalement, mais aussi au Tribunal du Commerce, pour non respect des engagements auprès du client, et à la vue de cette formation je ne suis pas étonné.

Ayant évolué pendant près de vingt ans dans l’environnement informatique lié à Microsoft je suis un habitué du bullshit commercial. En effet quand votre SSII (pardon votre Entreprise de Service Numérique – on a échappé au Service Digital) veut vous placer en clientèle elle va vous vendre comme expert, même si vous ne connaissez rien à la techno exploitée car ce qui est important est de vous placer, pas de répondre de la meilleure façon possible au besoin du client, bien sûr. Seulement je pensais que c’était lié uniquement à l’environnement bureautique Windowsien, ben non il y a des entreprises qui exploitent le Libre et l’Open-Source pour faire du fric sale, où éthique et morale n’ont pas leur place, où seul le chiffre compte. Eh là c’est le drame…

Oui car je voulais changer de vie professionnelle, de vie tout court, mais on commence comme on peut avec ce qu’on peut avoir ok ! Mais non en fait, tu vas faire la même merde qu’avec Windows, mais dans un environnement GNU/Linux… euh comment dire… merci, mais non merci… Moi ce que j’aimerais faire c’est bosser pour une boîte respectueuse de ses engagements envers ses employés, ses clients, qui lorsqu’elle est croissante puisse redistribuer au fonctionnement de l’entreprise, via l’amélioration des conditions de travail des salariés, tout en resserrant ses liens avec sa clientèle, avoir un minimum d’éthique et de morale, mais je dois être un éternel naïf, ou pas…

Et j’en suis là.

Je m’interroge. Si je veux vraiment être compétent dans ce secteur je ne vais pas avoir trop de choix : bosser par moi-même, ou bosser par moi-même pour trouver un boulot par moi-même, ce qui ne change pas grand-chose par rapport à ce que je faisais avant d’arriver dans cette formation, voire mieux car chez soi, même si les distractions sont nombreuses, les capacités de concentration et de travail sont meilleures.

Donc voilà pour le bilan : NÉGATIF

Aujourd’hui nous n’avons pas le choix, cette session doit aller jusqu’à son terme, et ce sera douloureux, la motivation étant désormais absente, l’absence de sérieux de l’organisation de cette formation étant de plus en plus flagrant au niveau du support pédagogique, du programme même et des assurances quant à l’issue positive à cette formation en terme de travail, nous devons faire face, et la claque qu’on nous y a donné est d’une telle force que nous sommes sidérés.

Je vais continuer à suivre la formation qui ne dit pas son nom, mais je dois avouer que toute crédibilité qu’elle ait pu avoir à mes yeux est désormais éteinte.

Je pourrais donner maints exemples quant à tout le bullshit que j’ai rencontré durant ces premières semaines, mais je ne vais pas spoiler le suspens qui nous attend pour la suite…

Stay tuned…

Une Formation Qui Ne Dit Pas Son Nom : Petit Nom des Épisodes

PETIT NOM DES ÉPISODES

Épisode I : Les Débuts d’un Utilisateur Averti de Linux

Épisode II : Choisir une Distribution et Installer Linux

Épisode III : Installer des Applications sous Linux

Épisode IV : Gestion des Utilisateurs et des droits : la sécurité

Épisode V : Utilisation Avancée de Linux

Épisode VI : Gestion et Supervision des Services

Épisode VII : Services Essentiels du Système

Épisode VIII : Linux et le Réseau

Bilan Mi-Saison : Un bilan mi-saison mais pas que

Épisode IX : Mise en Place des Services d’Infrastructure

Épisode X : Savoir Installer, et Configurer un Annuaire LDAP

Épisode XI : Savoir déployer une architecture de Serveurs Web

Épisode XII : Savoir installer et configurer un serveur de messagerie électronique

Épisode XIII : Virtualisation des Systèmes

Épisode XIV : Les Infrastructures Cloud

Épisode XV : Capitaliser et professionnaliser une Infrastructure

Épisode XVI : Optimiser et industrialiser les configurations des serveurs – FIN

Une Formation qui ne dit pas son Nom : Épisode IX

Bonjour à toutes et tous,

Cette semaine nous aurons droit à la “Mise en place de services d’infrastructure”…

Oui vous aussi vous ne voyez pas l’étendue du bullshit que peuvent générer ces mots, mais pour résumer, et traduire, ce seront les services DNS, NFS/Samba et DHCP…

Ouah tout ça en six mots… En même temps un AdminSys n’aura peut-être qu’une ou deux fois dans sa carrière à mettre en place tout ça par lui-même, car dans la réalité c’est l’Architecte Réseau qui défini tout ça et donne les billes à l’AdminSys qui sera ses petites mains.

De fait ce fut intéressant, mais absolument pas clair, surtout que :

  • les cours sont vraiment des slides trouvés sur le net et mal interprétés
  • les exercices sont à la limite du réalisable
  • les TD sont toujours aussi loin de la faisabilité que peut l’être la décence d’un ministre de l’intérieur actuel (on avait dit pas de politique, désolé)

Donc nous avons eu J. que certains connaissent sur d’autres plateformes comme G., pour nous dire qu’il n’avait pas le temps d’approfondir le sujet et que par conséquent il nous invitaient à lire les slides et lui poser les questions que nous aurions la demi-journée suivante où il sera présent…

Ben dis donc ça c’est du sérieux pédagogique :

“Eh les enfants aujourd’hui nous allons aborder la puissance de rhétorique, alors comme je n’ai pas le temps d’approfondir, vous aller lire Schopenhauer dans son intégralité et on en reparle..

– Mais Monsieur on est en CP

– Vous mettez vraiment de la mauvaise volonté dans votre cursus !!”

Voilà voilà c’est un peu ça le sérieux pédagogique de cette non-formation, DSS (Demmerden Sie Sich).

Alors comme #JeSoutiensLesCheminots la semaine ne fera que 2 jours et c’est déjà pas mal vu qu’à ne pas faire d’effort autant que ce soit de tous les côtés…

J’ai bien suivi le cours, enfin je l’ai bien lu, mais ça ne m’a rien appris de particulier, forcément, quant à l’exercice, ben fait mais en bidouillant, et les TD presque impossible à réaliser car les demandes et les attentes ne sont pas conformes les unes aux autres.

Sincèrement je me demande pourquoi nous sommes moins de la moitié des participants présents, comme si la motivation nous quittait comme Cécilia avec Nicolas, le pouvoir c’est bien mais vivre avec un connard c’est limite supportable, et c’est un peu ça, nous voulons apprendre, mais personne de compétent pédagogiquement pour nous le permettre et si nous n’apprenons pas par nous-mêmes c’est que nous sommes de mauvaise volonté, mais bien sûr…

Bref nous sommes de plus en plus à nous inquiéter quant à l’issue de cette non-formation (emploi, certification, etc..) et la motivation est proportionnelle à cette inquiétude.

Mais ça l’entreprise organisatrice de cette non-formation n’en a rien à secouer, leur but est de récolter le fric (public pour la plupart, merci Pôle-Emploi) et se faire un coup de pub auprès de la “Grande École du Numérique” (vaste fumisterie macroniste – on avait dit pas de politique – mais c’est pas moi Monsieur, c’est eux ! – on dit ce sont eux, et puis d’abord tais toi et paies…) bref auprès d’Emmanuel Ier car c’est un ami de la direction (ils ne font pas les choses à moitié les opportunistes…)

Bon je suis un peu remonté, désabusé, déçu, en colère aussi un peu, mais je devrais pour ma part m’en sortir, signature d’un contrat à durée indéterminée chez un prestataire bien plus sérieux que cette bande de baltringues qui ont plus de procès auprès de leurs clients mécontents que de personnel compétent.

Alors voilà cette 9e semaine qui s’achève (qui n’aura duré que 2 jours pour moi et déjà un jours de trop) mais je bosse un peu à la maison tout de même sinon vous n’auriez pas le plaisir de lire ces billets qui vous passionnent chaque semaine (ben oui si je ne me caresse pas dans le sens du poil, qui le fera, hein qui ?)

La semaine prochaine ce sera LDAP et la joie de la hiérarchie des droits…

See you next week sweet little unicorns…

Une Formation qui ne dit pas son Nom : Épisode VIII

Bonjour toutes et tous, cette semaine – bien que le billet soit post daté – nous allons voir “Linux et le réseau”…

Bon que les choses soient claires, pour celles et ceux qui suivent, on ne va pas apprendre à monter une infrastructure réseau sous manchot pygmée, non, juste voir les commandes qui permettent de ping, ftp, etc…

Donc vous vous doutez bien que ce fut passionnant, surtout que grâce à nos amis cheminots ma semaine fut courte #JeSoutiensLesCheminots.

Aussi je vais surtout parler du manque de sérieux de cette “Formation”.

Nous voilà en 8e semaine et nous n’avons rien appris de consistant pour nous permettre de passer la certification, enfin l’examen LCIP-101.

Nous avons eu la chance, et l’insigne honneur de voir passer le nouveau responsable pédagogique, mais à 50% de la durée de la “formation” il ne va pas servir à grand chose, en vérité.

Voilà pour cette semaine, courte et la semaine prochaine le sera encore plus…

Une Formation qui ne dit pas son Nom : Épisode VII

Cette semaine n’a pas été très productive. Raison principale : Grève des Cheminots…

Il a donc été très dur pour votre serviteur de pouvoir assister à la session du Lundi, seul jour de présence d’un formateur pour découvrir les Services Essentiels au Système.

Eh oui car il y en a, et pas qu’un peu, entre le montage des disques, les planifications de tâches, le paramétrage des langues, la gestion de l’horloge, la gestion des imprimantes ou de l’agent de transfert de courrier et bien entendu la journalisation du système…

Ce fut fort intéressant de redécouvrir ses commandes, leur usage, la puissance de certaines d’entre elles, mais …

Mais quand vient le moment d’aborder les exercices, les choses se gâtent, quoique pour cette partie là c’est assez simple, il suffit de reprendre le cours, et c’est relativement facile.

Quant aux TD, alors là mes amis, mais quel rapport avec le cours ? Aucun, tout simplement, car il est question ici d’installer un serveur de forum de discussion (Discourse en l’occurrence) pour le paramétrer en Français, bien entendu l’installation de Discourse n’est pas sans pépins, et si on ne passe pas par Docker (que personne ne nous a montré ou appris à le faire, ben voilà quoi…) ben c’est le caca…

Si ce n’était que ça…

La motivation nous quitte, doucement, enfin surtout moi, je m’interroge, me remets en question quant à cette formation, mes capacités d’apprentissage, de soumission à une autorité hypocrite et incapable d’assumer ses erreurs, ses manquements, ses défauts.

Vous comprendrez donc que cette semaine l’humeur du billet n’est pas aussi acerbe, incisive que celle à laquelle je vous avais habitué, mais demain est un autre jour, et la semaine qui suit n’est pas aussi radieuse qu’elle pourrait l’être.

Pour terminer la semaine nous avons eu un entretien avec le nouveau responsable pédagogique, qui arrive à la septième semaine et se rend lentement compte que la situation, des défauts, des manquements, des erreurs. Mais bien évidemment l’équipe responsable met plus en cause la personne qui rencontre des difficultés à comprendre et à suivre que son incompétence pédagogique, ce qui est normal pour une “Start-up” telle que celle qui organise cette “formation”.

Nous avons également eu une simulation d’entretien avec la RH, et quand on demande au responsable de formation nouvellement débarqué en quoi ça nous aide pour la préparation du LPIC, ben euh, “c’est nécessaire”, “ça fait partie du processus”, mais surtout, ça n’a aucune utilité véritable mis à part faire mousser des employés qui n’ont eux, aucune utilité dans le suivi d’une formation, pour peu que ce que nous vivons au quotidien depuis sept semaine en soit une.

Bref, la semaine a été merdique, la suivante ne s’annonce pas très différente, et le moral commence à baisser dangereusement…

On se revoit donc la semaine prochaine, ou pas…

Une Formation qui ne dit pas son Nom : Épisode VI

Bonjour les amis

Cette semaine nous allons passer à quelque chose de sérieux, d’indispensable, de vital même dirai-je… ou pas : La Gestion et Supervision des Services.

Bon tout de suite j’en entends pour dire qu’effectivement c’est super trop intéressant, indispensable, voire vital, et je ne me hasarderai nullement à les contredire, surtout qu’ils doivent être bien plus compétents que moi sur le sujet, même si je doute que des personnes compétentes s’intéressent aux divagations de votre serviteurs sur la “formation” qu’il suit.

Aussi vais-je tenter d’expliciter la teneur de cette journée de cours, oui une journée de cours par semaine, et le reste “DSS” (Demerden-sie sich).

Alors nous voilà à apprendre du fg, du bg, du top, de l’uptime, des commandes qui, comment dirai-je, sont basiques, mais tellement puissantes (ah non en fait…) sans parler des kill, free, jobs essentielles à la gestion des services, processus…

Et là je me dis… Mais ça fait SEPT semaines que nous sommes en “formation” (oui vous devez vous douter pourquoi je mets “formation” entre guillemets), et nous en sommes à voir les commandes de base d’un environnement GNU/Linux, mais si c’était aussi simple nous n’en ririons pas autant…

Bref, nous voilà à revoir également les expression rationnelles (vues en semaine 3 il me semble, mais après tout on rempli les slides de cours comme on veut puisqu’on ne s’est pas donné la peine de vérifier si les exercices ou les TDs étaient réalisables – si, si je vous jure ma bonne dame !) et nous passons directement à un survol de systemd (oui je sais là aussi, certains dirons systemd c’est caca, alors que d’autres loueront systemd, chacun sa croix comme disait le nazaréen…).

La partie se corse quand nous passons aux exercices…

Et là, c’est le drame !

Non seulement les énoncés d’exercices sont d’une clarté marécageuse, mais en plus il n’ont pas été corrigés par le rédacteur, autrement dit il y a de fortes probabilités, pour ne pas dire des certitudes flagrantes qu’ils ne puissent être menés à terme et fonctionnels.

Et là je me dis… (tiens déjà-vu) Mais ça fait 15 ans que le mec fait des slides de cours et a priori personne n’a été foutu de lui demander si ses exercices ou TDs étaient réalisables, ou n’a même cherché à les faire pour vérifier qu’ils l’étaient…

Bon, on tente bien de faire les exercices, qui relèvent du niveau d’administrateur expérimenté et pas du noob en “formation” de “DevOps”, et nous y parvenons. Ok on triche un peu, on adapte ça et là les exercices ou les TDs pour les rendre fonctionnels sans quoi on irait droit dans le mur, mais en même temps, comme dirait les adorateurs de notre roi bien aimé Emmanuel Ier, on s’en fout, car il n’y a aucun bilan des acquis, aucune finalité autre que le passage du LPIC-101 (ne donnant que le droit d’accéder au 102 dans les 4 mois suivants).

Donc voilà. Ah oui bien entendu, les TDs n’ont rien à voir, ou de très très très très loin avec les cours, puisque pour les TDs de cette semaine on doit installer Mattermost, Pure-FTPD avec une BDD PostgreSQL… Mmmhh il me semble pourtant qu’à aucun moment dans le cours on nous parle de ça, il nous a donc fallu fouiller internet pour trouver les solutions aux énoncés, toujours aussi ésotériques, et pour ça être en “formation” est-ce vraiment nécessaire ? Bien sûr que oui me direz-vous, après tout l’organisme en charge de la “formation” reçoit des fonds relatifs à la mise en place d’une (ou plusieurs, poke les “DevOps”) session de “formation”.

Je m’explique pour le “formation” : une formation c’est un formateur, un intervenant, professionnel, compétent, pédagogue qui enseigne une technologie, une méthode, un contenu à des participants curieux, ayant les bases nécessaires à l’assimilation du contenu, bref un cadre, une structure, des moyens, un bilan pédagogique en fin de semaine ou de cursus… la “formation” que nous suivons, c’est un intervenant qui est averti la semaine précédente de son implication dans le cursus, qui n’est pas du tout professionnel en terme pédagogique, qui n’a aucune méthode, et qui connaît à peine la technologie qu’il doit enseigner, ce sont des locaux sans chauffage, avec des climatisations fonctionnelles soufflant du froid sans cesse et surtout bruyantes, aucune vérification du contenu pédagogique (si on peut appeler des slides qu’on peut trouver sur internet mieux rédigés et plus clairs ainsi).

Bon ça c’était un petit râle sur ce qu’on est sensé suivre. Ceci dit il y a des personnes volontaires, poke Q. et O. qui ont été là plus que J. qui se contente de jouer les petits maîtres d’école à nous demander de faire des choses qui n’ont aucun intérêt pédagogique sinon lui donner l’illusion d’un pouvoir sur notre travail.

Enfin, je rends grâce aux Cheminots qui ne desservent pas ma gare en cette période de grève et m’évitent ainsi de perdre mon temps (2h30 de transports quotidiens tout de même) pour aller partager mon ignorance avec d’autres tout aussi ignorants que moi, sans possibilité quant à comprendre ce qu’on nous demande de faire ni même nous apporter l’assurance d’une prise en considération de notre situation précaire (la plupart n’ont aucune alternative à l’issue de la formation, car même si certains ont signé des POEI ils ne seront pas assurés d’avoir un boulot, et avec le contenu de cette “formation”, j’ai d’énormes doutes quant à leur capacité à pouvoir assumer un poste d’AdminSys GNU/Linux).

Comme j’écris ce billet en début de semaine, j’ai le programme de l’Épisode VII, et je vous assure les amis que nous entrons de plain pied dans le grand n’importe quoi…

See you next week for another adventure in Une Formation qui ne dit pas son Nom…

Une Formation qui ne dit pas son Nom : Épisode V

Bonjour les amis du script shell et de SQL, cette semaine nous aurons le droit de découvrir les joies du scripting shell sous BASH et SQL avec un serveur LAMP, Mysql, Apache2…

Bon en fait on va survoler les commandes du script shell et ne pas avoir le temps de plonger dans les requêtes SQL. La raison, le manque de temps.

Oui, essayer de voir la complexité et la rigueur du script shell BASH en une demi-journée, c’est un peu court, comme disait l’autre, alors SQL et la puissance de ses requêtes…

Bref, on se lance, les exemples sont parlant et réaliser un premier script n’est pas difficile, mais le TD sera d’une autre trempe et s’accrocher je dois.

Ce n’est pas que je ne comprends pas le script, mais j’ai du mal à donner une forme, aussi moche soit elle à du code.

Le programme s’annonce ardu pour la semaine, sans compter que c’est aussi une semaine de manifestation sociale autour de la privatisation de la SNCF. De fait le jour de la mobilisation, aucun train ne desservait ma gare de départ, et mettre plus de 3h pour me rendre à notre tant aimée formation, euh comment dire, merci, mais non merci.

Le vendredi a été une journée un peu plus spéciale pour moi, rien à voir avec la formation mais je vous le communique, ma blonde a terminé ses séances de chimio, donc j’étais avec elle pour la soutenir dans cette épreuve, et ce léger soulagement.

Une semaine courte et intense, car il est vrai que lancer des débutants en GNU/Linux dans l’écriture de script, les requêtes  SQL c’est hautement stratégique, c’est vrai juste survoler certaines  commandes d’un système c’est plutôt pratique pour faire du script, comme SQL, survoler les requêtes SQL indispensable pour monitorer un serveur, enfin, ce qui est essentiel dans cette formation ce n’est pas l’enseignement qu’on nous donne, c’est ce que nous ferons avec les informations, données, présentations (les cours sont des slides pdf) qui est primordial.

Néanmoins ne pas avoir d’intervenant en direct quand on a des doutes d’avoir une réponse presque immédiate partagée par une personne physique. Enfin je dis ça, …

Donc voilà, la semaine s’est passée, la prochaine nous apportera-t-elle son lot de surprise et d’étonnement ?

Une Formation qui ne dit pas son Nom : Épisode IV

Cette semaine nous avons eu la joie de découvrir la “Gestion des utilisateurs et des droits : la sécurité”, où il a été question de ssh et de gnupg…

Nous avons commencé par la commande passwd, puis getent, en passant par useradd, usermod, userdel (normal), groupadd, groupmod, et groupdel. Que de commandes obscures et complexes pour gérer les utilisateurs et les groupes, bien entendu la commande chage, permettant de modifier l’âge du password user et sa validité. Bref des commandes indispensables pour pouvoir commencer à appréhender le travail d’AdminSys euh DevOps , pardon.

Nous sommes alors passé aux commandes setuid et setgid elles aussi fort utiles. Ce fut au tour de fuser et lsof…

Je ne vais pas vous refaire le cours, mais dès que nous avons abordé les clés de chiffrement ssh, et ensuite gpg, ce fut le début de la vraie rigolade, pas pour tout le monde, mais quand même.

Et là ce fut le drame… Car entre l’exercice pratique sur la gestion des utilisateurs, leurs droits, groupes etc, et le TD sur SSH et GPG, ce fut une semaine plus que remplie pour la plupart des “apprenants”, sans compter qu’un tiers était soit malade soit occupé par ailleurs, les bases sont en train d’être entrevues plus qu’assimilées… Mais la volonté de chacun est là, même si…

En dehors de ça nous avons eu l’insigne honneur de voir passer C. initiatrice de la formation chez l’entreprise organisatrice de la formation qui nous a tenu des propos d’une incohérence telle que nous nous demandions en l’écoutant si elle n’était pas dans une faille spatio-temporelle, directement reliée par un pont Einstein-Rosen à un univers disruptif dans le digital du cloud…

Entre les “des locaux supers”, oui super froids (pas de chauffage, et une clim qui souffle du froid dans la salle des AdminSys – je ne peux me résoudre à nommer cette session DevOps, désolé), une campagne de crowdfunding pour récolter des fonds nécessaires à nos besoins durant les 4, pardon 3 mois qu’il reste de formation, pour laquelle elle nous a intimé de demander à notre “entourage, amis, famille” de participer (ce n’est pas comme si elle ne percevait pas des fonds d’organismes d’État comme Pôle Emploi ou les Missions Locales), des menaces directes de renvoi en cas de retards répétés ou d’absences injustifiées, sans parler du “diplôme” que nous obtiendrons à la fin du cursus (le premier examen – LPIC-101 – d’un ensemble de deux qui certifient à l’administration GNU/Linux – LPIC-1, et dont son entreprise possède la licence d’exploitation en France) ce fut un grand moment de n’importe quoi. Elle croit vraiment aux mensonges qu’elle énonce sans se rendre compte un seul instant de la situation dans laquelle nous sommes.

Je rappelle que nous n’avons qu’un seul jour de cours dans la semaine, donné jusqu’à présent par des intervenants n’ayant aucune expérience de la formation, ou peu s’en faut, que nous sommes livrés à nous-mêmes le reste du temps, dans des conditions moins confortables que celles que nous avons chez-nous, car je dois également rappeler que les déplacements, les repas, parfois même les fournitures sont à sortir de notre poche (pour ma part je suis chômeur en fin de droits, donc plus indemnisé et je risque fort de ne plus pouvoir continuer à payer mes transports et ma nourriture pour passer le plus clair de mon temps à ne rien apprendre).

Je n’ai aucune connaissance du droit du travail, ou des modes de financement de ce type de “formation” mais je doute que cette entreprise ne gagne pas d’argent sur ce type d’activité. Sachant que leur principale source de revenu est la formation aux entreprises à des tarifs standards (souvent 2 à 3000€ par semaine de formation, par participants), qu’en outre ils font aussi de l’infogérance, de l’intégration, et du support, le fait d’avoir lancé ces sessions de formation (DevWeb et DevOps) n’est certainement un acte philanthropique.

Le problème moral qui se fait jour est que la plupart, plus des deux tiers, des participants à la session n’ont pas les bases nécessaires pour atteindre la certification complète, et tout au plus le premier examen de celle-ci. La question qui se pose est alors, que vont devenir les participants bercés d’illusions par cette sirène qui leur promet un “diplôme”, un emploi, alors qu’en vérité ils ne seront pas assez sûr d’eux pour assumer celui-ci et à peine plus pour obtenir le premier…

Mais c’est vrai, je me pose des questions sans intérêts, je suis un pauvre idiot de croire que mes camarades s’interrogent ne serait-ce qu’un moment quant à mon devenir, alors qu’ils ne sont même pas capable d’envisager le leur… Trop bon, trop con, je suis…

Voilà comment s’est déroulé cette semaine…

La semaine prochaine nous allons tous avoir mal à la tête, car nous allons aborder le scripting bash et les requêtes SQL, sans qu’il ne soit question de mettre en place un serveur SQL dans le cours…

À la semaine prochaine…

Une Formation qui ne dit pas son Nom : Épisode III

Nous y voilà… Semaine III de la Formation AdminSys Linux (les organisateurs parlent de DevOps, mais j’aimerais bien les entendre expliquer le terme).

Cette semaine c’est S. qui nous fera cours sur l’installation et le management de paquets (packages), l’utilisation de apt-get, apt, aptitude.

Lui non plus n’a pas été prévenu préalablement de son intervention en qualité de formateur à la session, et avec toute la bonne volonté du monde, on ne s’improvise pas formateur, ce qu’il a du se rendre compte.

De plus, les intervenants ont une pratique éprouvée de GNU/Linux et abordent des concepts qui n’ont pas été vus par les participants, pas même entrevus, en sachant que 40% d’entre eux découvrent l’informatique (oui vous avez bien lu, l’informatique, pas seulement les systèmes d’exploitations libres…).

J’ai bien tenté durant les 15 premiers jours d’avertir chacun que le travail à fournir pour atteindre l’objectif de cette formation, l’examen 101 de la certification LPIC-1, risque fort d’être considérable aux vues du niveau de néophytes de la plupart d’entre-eux, grand bien m’en a pris, ceux-là même que j’avais aidé la première semaine à installer leur distrib Debian sur leur poste (incapables qu’ils étaient de le faire, prêts à tirer des câbles WiFi – si, si, je vous assure Mme Michu – ou même à comprendre le concept de partitionnement d’un disque dur) m’ont jeté aux gémonies et j’ai du m’expliquer sur mes propos, leur assurant que loin de vouloir les décourager, j’avais voulu les mettre en garde face au contenu que nous devons acquérir pour parvenir à obtenir (beaucoup de ir ici) cet examen. Mais passons…

Nous avons donc procédé à l’installation de paquets, mais les énoncés de TD sont d’un tel niveau d’ésotérisme pédagogique que télécharger la distribution la plus récente de Nodejs (je ne savais pas que NodeSource faisait des distros) pour l’installer, ou compiler un source de noyau Linux est un véritable tour de force, à la fois mentale et digitale (oui nos doigts souffrent pour nos yeux et nos oreilles).

De plus, nous avons appris que le responsable pédagogique, G., avait été retiré du programme à sa demande, il a du comprendre qu’il y aura à un moment donné des pots cassés et n’a pas voulu en assumer les retombées, ce que je ne peux en aucun cas lui reprocher, car d’une part c’est quelqu’un de très agréable et compétent de surcroît. Donc nous nous retrouvons managés par Q. qui a intégré l’entreprise organisatrice de la formation il y a 3 mois seulement, mais n’a peut-être pas les épaules pour se partager entre deux sessions, DevWeb et DevOps (ce terme me fera toujours rire), ce que je lui souhaite néanmoins.

Donc, nous nous retrouvons en fin de troisième semaine dans une situation où tout est possible, mais son contraire l’est encore plus.

La semaine IV sera orienté droits des utilisateurs et sécurité, j’espère qu’on y parlera Certbot et Let’s Encrypt (non je déconne, même si j’aimerais vraiment)…

See you next week (et pardon pour le retard de ces deux derniers billets, j’ai du monter mon serveur WordPress pour que vous puissiez me lire) 🙂

Une Formation qui ne dit pas son Nom : Épisode II

Nous voilà en deuxième semaine…

Le cours de ce lundi, donné par L. un gentil suisse, pas petit du tout, concerne “Le choix et l’installation d’une distribution GNU/Linux”, sujet on ne peut plus basique.

Bien évidemment le “formateur” n’a été informé de son activité que courant de semaine précédent son intervention, organisation 0 – formateur +1.

Le TD quant à lui était orienté sur 3 distributions bien connues, Debian, CentOS et OpenSuse. Les trois à installer en mode texte (après tout c’est une formation d’adminsys qui opèrent souvent sur des serveurs qui n’ont rien à faire d’une interface graphique…), et partitionnement particulier pour chacune des distributions.

Rien de transcendant mais pas évident pour une partie des participants à la formation qui ne sont pas familiarisé avec les automatismes inhérent à l’usage d’un ordinateur.

Bref, la semaine s’est passée, et ce n’est que la deuxième…

Une Formation qui ne dit pas son Nom : Épisode I

En décembre 2017, j’ai eu la chance d’avoir été sélectionné par O**H**A** pour faire partie de la première session de formation à l’Administration Système et Réseau en environnement GNU/Linux.

Le lundi 19 février 2018, la Formation AdminSys GNU/Linux de l’O**H**A** (sous l’égide de L***A et de la GÉdN) à Puteaux débute.

Après avoir attendu des mois que le nombre de participants soit suffisant pour démarrer la session de formation, nous voilà une douzaine à nous présenter.

Bien évidemment la proportion Hommes/Femmes est respectée, puisque nous avons trois participantes pour neuf barbus, et bien évidemment je suis le doyen de cette session 😂.

Les locaux sont sommaires, pas de chauffage et une climatisation qui souffle du froid, à l’extérieur la température est de -2°C.

Pour cette première matinée, nous sommes dans la salle qui accueille la session de formation des DevWeb qui a commencé trois semaines plus tôt, le nombre de participants ayant été rapidement atteint et le financement rapidement bouclé.

Les machines que nous utilisons des Intel Core i5 vPro 4 coeurs HT avec 8Go de RAM et 250Go de HDD font tourner un Ubuntu des familles en 16.04 LTS et son horreur d’Unity.

G., le responsable pédagogique nous présente notre formateur de la semaine, en théorie, B. Administrateur Système GNU/Linux à la maison mère.

La semaine de formation doit s’articuler ainsi : un à deux jours de cours théorique et le restant de la semaine à réaliser un TD avec bilan de la semaine avec le chargé de formation le vendredi. En théorie (oui ce merveilleux pays où tout est parfait).

Commençons donc cette semaine…

Après quelques précisions, l’allumage des postes, un bon demi-litre de café, le cours commence : BASH.

Je m’attendais à un cours sur l’interpréteur de commande bien connu, en fait ce ne fut pas vraiment le cas. Après avoir présenté succinctement quelques commandes, comme cp, mv, mkdir, notre formateur attaque directement ssh !!

Très vite nous voyons se révéler le niveau de chacun. Cette différence entre participant est étonnante, certains ont des serveurs en auto-hébergements quand d’autres n’ont jamais touché d’ordinateur de leur vie, ou peu s’en faut.

Sur la douzaine de participants présents 3 groupes distincts se sont faits jour :
– Les débutants : utilisent un ordinateur, mais ne se sont jamais posé la question du fonctionnement d’une machine ou d’un système.
– Les utilisateurs : curieux, ils cherchent des réponses par leurs propres moyens pour résoudre les problèmes qu’ils rencontrent.
– Les utilisateurs avancés : qui connaissent le matériel et le logiciel qu’ils utilisent et sont à même d’aider les deux autres groupes.

La suite est épique, et je ne rentrerai pas dans le détail.

Après avoir déjeuné nous nous retrouvons dans la salle réservée à la session de formation AdminSys.

Nous choisissons nos places, je rejoins la mienne, au fond à droite près de la fenêtre.

B. reprends le cours théorique et suit un PDF, enfin il aurait dû commencer par ça, mais ayant déjà abordé ssh les esprits sont confus et ont déjà du mal à suivre.

La journée se passe donc tant bien que mal et déjà le doute s’installe quant à la suite.

Personnellement, j’avais une énorme appréhension. Bien que je possède un solide bagage en informatique, surtout en environnement Microsoft, je doutais de moi quant à pouvoir suivre cette formation sur GNU/Linux. Évidemment j’avais rempli les pré-requis demandés, session codecademy (https://www.codecademy.com/learn/learn-the-command-line), et je me sentais donc plus en confiance. J’appréhendais également le niveau des participants, me demandant si j’allais me retrouver avec des cadors en GNU/Linux et être vite largué par leurs compétences.

De ce côté-là je suis plutôt rassuré, et inquiet à la fois. Rassuré, car je fais partie du groupe des Utilisateurs Avancés, me débrouillant plutôt pas mal, sans prétention, sur notre système au manchot bien aimé, mais un peu inquiet car en dehors d’un formateur compétent je risque fort de ne pas avoir d’aide de la part de mes camarades de formation (mis à part 1 ou 2 ayant des compétences proches, voire supérieures aux miennes).

La semaine s’est donc déroulée un peu dans le chaos, l’absence de structure pédagogique à proprement parler des cours, nous avons été livrés à nous-mêmes au bout de 2 jours pour réaliser un TD à l’énoncé quelque peu obscur (il nous a fallu quelques concertations pour déterminer du sens donné à certaines tournures du texte).

J’ai tenté d’apporter mon aide, autant se faire que peu, à mes camarades et je remercie F. de m’avoir éclairé bien des fois de ses lumières.

Pour terminer ce premier compte-rendu hebdomadaire (oui vous allez, à loisir, suivre mes aventures…) je dirais que la suite va vite révéler les défauts inhérents à une trop grande disparité de niveau entre participants d’une formation qui se veut pointue, tout le monde ne peut se prétendre Administrateur Système & Réseau, surtout en environnement GNU/Linux et je crains fort que bon nombre de mes camarades seront vite largués par les difficultés rencontrées.

Je vous dis donc à la semaine prochaine et que la Force du Manchot soit avec nous !